17.04.2012

L’indexation qui valait 3 milliards

Ala demande de "La Libre", les services de la FEB (Fédération des entreprises de Belgique) ont évalué la somme que les entreprises privées vont devoir débourser en 2012 pour payer le système d’indexation automatique des salaires. Le résultat global, évidemment, est fort élevé : 3,1 milliards d’euros de "sursalaires" à verser à leurs employés. Et c’est un minimum.

Comment l’organisation patronale arrive-t-elle à cette estimation ? Le calcul de la FEB est le suivant : on prend la prévision d’indexation salariale en 2012, soit 2,9 % (selon le Conseil central de l’économie), et on l’applique à la masse salariale du secteur privé en Belgique (majoré des cotisations patronales), soit 107 milliards d’euros.

Résultat : un peu plus de 3,1 milliards d’euros d’indexation. Attention, les analystes de la FEB s’attendent à ce que l’impact de l’indexation automatique soit encore plus important. En effet, rappelle la FEB, le Conseil central de l’économie prévoit une augmentation de l’indice santé (qui sert de référence pour l’indexation des salaires) de 2 % en 2012.

Quoi qu’il en soit, toutes les entreprises ne sont pas égales face à ces 3,1 milliards au minimum de salaires supplémentaires à payer cette année par le secteur privé. L’enjeu n’est pas tellement de savoir quelle entreprise paie combien, mais plutôt de savoir dans quelle situation elle se trouve d’un point de vue concurrentiel. En effet, selon les patrons, l’automaticité de l’indexation plombe la compétitivité internationale de la Belgique.

"Il y a des différences entre les entreprises soumises à la concurrence internationale et les autres, analyse Didier Paquot, directeur du département économie de l’Union wallonne des entreprises (Uwe). C’est bien sûr plus dur pour celles qui exportent leurs productions. L’indexation automatique les déforce sur les marchés locaux où leur concurrence n’est pas soumise aux mêmes coûts salariaux. Il y a donc un problème de compétitivité".

Et la concurrence internationale au niveau des coûts de la main-d’œuvre peut s’exercer au sein d’une même multinationale, avec des délocalisations d’activités à la clef "Dans un même groupe, les diverses filiales, réparties dans des pays différents, sont en compétition. En cas de coût trop important, on peut en arriver à un transfert d’activité d’un pays vers un autre au sein du même groupe." A ce sujet, les exemples ne manquent pas

Paradoxalement, note encore l’économiste en chef de l’Uwe, l’indexation automatique est destructrice d’emplois car elle pousse à remplacer l’homme par la machine. "L’indexation automatique des salaires est plus difficile à supporter pour les entreprises fortement "laboristiques" que pour celles qui ont mécanisé leur production. L’indexation automatique, avec son impact sur les coûts salariaux, c’est une incitation permanente à la mécanisation des processus de production. Et donc à la destruction d’emplois. En particulier d’emplois peu qualifiés."

Face à l’impact de l’indexation, la place d’une entreprise dans l’économie joue aussi un rôle. "Le fournisseur d’une grande entreprise à l’étranger est dans une situation difficile avec l’indexation automatique, explique Didier Paquot. Par exemple, prenons un fournisseur officiel des usines allemandes de Volkswagen. Par convention avec le groupe automobile, il doit livrer pour tel prix, c’est dans son contrat. Donc, en cas de saut d’index automatique, il ne pourra pas revoir le prix de livraison à la hausse avant un certain temps. Et s’il le faisait, il y a un risque de perdre finalement le marché".

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Une solution à l’indexation dans une loi de 1996 ?

Ce n’est pas un hasard si la Banque nationale traîne à sortir son rapport. D’où des pistes de réflexion plus globales.

Faire une étude sur l’indexation. Cette mission donnée, il y a plusieurs mois déjà, à la Banque nationale ne paraît pas a priori compliquée. Et pourtant, cela traîne. Cela traîne même un peu trop, entend-on dire dans les milieux bien informés. A la Banque nationale, on évacue le sujet. Et on ne donne aucune échéance. A croire que cela ne sortira jamais

Les premières conclusions seraient-elles trop "touchy", comme disent les Anglais ? Selon nos informations, une première discussion a eu lieu au sein du comité de direction de la Banque nationale sur base d’un document "martyre". "Nombre de participants étaient d’accord pour dire qu’il fallait nuancer le propos. Mais ce n’est pas enterré", nous dit-on. Il ne faut pas oublier que, dans ce comité, chacun a son étiquette politique. On y trouve des proches de l’Open VLD comme le gouverneur Luc Coene, mais aussi du parti socialiste comme la vice-gouverneure Françoise Masai.

Les auteurs de l’étude auraient donc été appelés "à étoffer la note", c’est-à-dire à globaliser le sujet en y intégrant notamment les effets de l’indexation sur le marché de l’emploi, de la croissance. Car le premier "draft" défendait un peu trop la thèse d’une banque centrale. "A Francfort, ce genre de question est vite réglé". On se borne à examiner uniquement les conséquences (négatives) en termes d’inflation et aussi de compétitivité. Or, il s’agit d’un débat sensible, avec une dimension sociale.

De fait, il n’est pas si facile de faire la balance entre les vices et les vertus de cette sacro-sainte indexation. Parmi les avantages, comme ne cessent de le répéter les socialistes, il y a le maintien du pouvoir d’achat. Et cela, de manière égalitaire pour chaque travailleur. Peu importe le type d’emploi. Mais selon Marc De Vos, professeur de droit social à l’Université de Gand et directeur de l’institut de recherche Itinera, il faut aussi reconnaître qu’il y a des effets pervers. "Quand les prix augmentent, les consommateurs s’adaptent à la hausse. Ce qui crée une pression sur l’évolution des prix", explique-t-il. En clair, si les salaires évoluent en fonction du coût de la vie, il n’y a pas d’effet d’amortisseur. Autre élément moins favorable : l’indexation des salaires est certes positive pour tous ceux qui ont un job, mais elle ne l’est pas pour ceux qui en cherchent un. Et cela, parce qu’elle renchérit le coût du travail. "Depuis la crise financière de 2008, il y a eu deux indexations automatiques. Cela peut faire la différence par rapport à d’autres pays", estime M. De Vos.

Comment faire pour sortir de la quadrature du cercle ? Dans l’interview donnée récemment à "La Libre Belgique", le ministre (CD&V) des Finances, Steven Vanackere, avait lâché une petite phrase qui semble donner des indices sur les pistes envisagées au sein du gouvernement. "Je souhaite avant tout qu’on vérifie que notre productivité augmente au même rythme que nos salaires. Il existe une loi de 1996 destinée à vérifier cela", nous avait-il dit. Cette loi "relative au bien-être des travailleurs" intègre, en effet, le calcul de la productivité. Or, comme le souligne la Banque nationale dans son dernier rapport annuel, la Belgique a pêché par une faible productivité. A partir de ce constat, il faudrait permettre un mécanisme qui limite les hausses salariales. Cela pourrait donc être une mesure parmi d’autres. Mais arrivera-t-on à trouver une solution globale durant cette législature ? Beaucoup en doutent. "Je crois que le gouvernement actuel n’a plus le temps de mettre sur pied un plan structurel de compétitivité. Il devrait préparer le terrain en mettant sur pied des commissions d’experts", conclut Marc De Vos.

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La Belgique dans le collimateur européen

La Belgique est l’un des rares pays à appliquer l’ajustement “automatique”.

La Commission européenne exige-t-elle que la Belgique renonce à l’indexation automatique des salaires ? La position de l’exécutif européen n’a en fait pas changé depuis sa recommandation, en juin 2011, concernant les programmes de réforme de la Belgique pour 2011, et son plan de stabilité actualisé pour la période 2011-2014, dans le cadre de la politique de coordination économique de l’Union européenne.

Parmi les six recommandations concrètes, le quatrième point porte spécifiquement sur l’indexation. Le paragraphe recommande que la Belgique s’attache, au cours de la période 2011-2012, "à réformer, en consultant les partenaires sociaux et en respectant les pratiques nationales, le système de négociation collective et d’indexation des salaires, afin que la croissance des salaires traduise mieux l’évolution de la productivité du travail et de la compétitivité" .

Pour l’exécutif européen, le texte de cette recommandation, qui " reste l’indicateur" , "est très clair" et " ne dit pas du tout que la Belgique doit abandonner l’indexation. C’est formulé de façon beaucoup plus équilibrée" , précise Koen Doens, porte-parole de la Commission européenne.

"Même si ce n’est pas dit tel quel par la Commission (européenne) , notre indexation des salaires dérange. Elle est le caillou dans la chaussure de cette Europe de droite qui n’accepte pas toujours la diversité et oublie, de temps à autre, de préserver le citoyen , estime l’eurodéputé socialiste Marc Tarabella. Ce système a permis à la Belgique de souffrir moins que nombre de ses voisins" , ajoute le député belge.

Car la Belgique est l’un des seuls pays au monde - avec le grand-duché de Luxembourg (lire ci-contre), Chypre et Malte - à appliquer l’ajustement "automatique" des salaires, selon un mécanisme spécifique (voir "LLB" du 14 avril). En Belgique et au Luxembourg, la hausse des salaires est négociée, tous les deux ans, pour aboutir à un accord interprofessionnel, tandis qu’à Chypre et à Malte, les systèmes d’ajustement des salaires sont décentralisés. Dans les autres pays de l’Union européenne, l’indexation fait surtout l’objet d’une convention collective. L’Allemagne - qui a proposé début 2011 la fin de l’indexation automatique, mais qui n’a pas été suivie par le Conseil européen - et la France - qui y avait adhéré - ont abandonné le système, tout comme les Pays-Bas, dans les années 80 et 90.

Lorsque la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) ont recommandé de revoir l’indexation, dans la foulée d’une baisse des salaires, la Confédération européenne des syndicats (CES) a soutenu ses affiliés belges et luxembourgeois. "Les salaires minimums et les mécanismes d’indexation, ainsi que la couverture des conventions collectives, doivent être préservés et renforcés là où ils existent déjà" , ont revendiqué le Comité exécutif de la CES, en décembre 2011. Belges et Luxembourgeois avaient alors appelé à une généralisation de leur système en Europe. "Mais ce n’est pas possible car ce n’est pas inscrit dans le système de fonctionnement des autres pays. Ce n’est pas constitutionnel" , a rappelé Patricia Grillo, la porte-parole de la CES.

Pour Philippe Lamberts, eurodéputé vert, la réponse au problème du coût du travail en Belgique, avancé par la Commission européenne et le patronat, doit passer par une approche sur le plan fiscal. "La manière la plus évidente de réduire le coût du travail, en particulier peu qualifié, est de faire basculer le financement de la sécurité sociale des cotisations - basées sur les salaires - à l’impôt, comme dans d’autres pays de l’Union européenne, a déclaré l’eurodéputé belge. Cela doit s’accompagner d’une amélioration de la progressivité de l’impôt des personnes physiques tout en s’assurant que toutes les formes de revenus - en particulier ceux du capital - soient prises en compte. Si on fait tomber le tabou de l’indexation des salaires, par exemple par la dégressivité de l’indexation pour les hauts revenus, pourquoi pas, mais alors on les fait tous tomber - y compris les tabous fiscaux", a-t-il ajouté, visant l’imposition des sociétés et les intérêts notionnels.

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Braquage d’une pharmacie à Tubize

TUBIZE - Un braquage a été perpétré lundi en fin de journée dans une pharmacie de Tubize, a-t-on appris ce mardi auprès de la police de la zone Ouest Brabant wallon.

Deux individus ont emprunté à contresens la rue de Mons, actuellement en travaux, avant de s’arrêter devant une pharmacie. L’un des malfrats, encagoulé et armé d’une arme de poing, a alors fait irruption dans l’officine. Sous la menace de son arme, il a contraint le commerçant à lui remettre le contenu de la caisse, 500 euros, tandis que son complice l’attendait au volant de la voiture. Les auteurs ont ensuite pris la fuite, empruntant à nouveau la rue de Mons à contresens.

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Agression d’un accompagnateur de train à Braine-l’Alleud

Un accompagnateur de train a été agressé lundi par un voyageur dans un train entrant en gare de Braine-l’Alleud, a-t-on appris ce mardi auprès de la police locale.

Un appel est parvenu à la centrale SNCB, lundi vers 16h, pour signaler un conflit dans un train qui entrait en gare de Braine-l’Alleud. Une altercation a eu lieu entre un passager et un accompagnateur dont la veste a été déchirée. Malgré l’intervention rapide des services de police, l’auteur est descendu du train et a pris la fuite en direction du centre de la localité. Il n’a pas été retrouvé.

L’accompagnateur a déposé une plainte au terminus du train, à Anvers.

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L’indexation des salaires coûtera 3 milliards au privé en 2012

BRUXELLES - Pour payer le système d’indexation automatique des salaires, le secteur privé devra verser en 2012 3,1 milliards d’euros de « sursalaires » à ses employés, a évalué la Fédération des Entreprises de Belgique.

Selon la Libre Belgique qui l’explique dans son édition de samedi, ce résultat de 3,1 milliards global fort élevé constitue un minimum.

Pour obtenir ce chiffre, la FEB a appliqué la prévision d’indexation salariale en 2012, soit 2,9 % (selon le Conseil central de l’économie) à la masse salariale du secteur privé en Belgique (majoré des cotisations patronales), soit 107 milliards d’euros.

Les analystes de la FEB s’attendent à ce que l’impact de l’indexation automatique soit encore plus important car le Conseil central de l’économie prévoit une augmentation de l’indice santé (qui sert de référence pour l’indexation des salaires) de 2 % en 2012.

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08.04.2012

Quelques réflexions

1) C'est clair que si le "meurtrier présumé" regrette son geste, c'est qu'il reconnaît la faute, le fait, l'acte impardonnable et qu'il est donc BEL ET BIEN COUPABLE de meurtre, et ce DE SON PROPRE AVEU ! Et donc, il n'est plus "présumé meurtrier" : il faut donc bien parler de MEURTRIER ! Il s'est d'ailleurs rendu DE SON PROPRE CHEF : quel petit plaisantain se rendrait de son propre chef s'il n'avait rien commis ?

2) Comme d'autres l'ont déjà écrit ci-dessous, des regrets, c'est "bien", mais ça n'enlève pas qu'un homme a été tué ! Et pour quel(s) motif(s) s'il vous plaît ? Que venait donc faire là ce JEUNE C** sous l'influence de l'alcool dans cette histoire qui, finalement, ne le concernait pas du tout (à part la connaissance de l'autre c** alcoolisé et accidenté) ?

3) On n'aura certes aucun mal à croire qu'il n'avait évidemment pas l'intention de tuer sa victime, mais bon Dieu : le contrôleur a été tué (presque) sur le coup en UN SEUL coup de poing ? Fallait être vachement en colère ou (sans doute) "inconscient" (dans tous les mauvais sens du terme) pour en arriver à cette conséquence IRRÉPARABLE !

4) Pourquoi faut-il effectivement DEUX conseils (les avocats Mes David Ribant et Laurent Kennes) pour défendre un jeune c** pareil, même s'il n'avait aucune intention (avouée) meurtrière ? Ca veut tout dire : on va essayer de le tirer d'affaire, le p'tit gars, vous verrez !

5) Encore une fois, constatons avec grand tristesse que ce malheureux accident n'est finalement, à la base, qu'un "banal" incident de la route, qui aurait pu arriver à n'importe qui et n'importe où ! La jeunesse, l'alcool, la route, l'inconscience, la connerie ... et voilà : tout bascule irrémédiablement !

6) Et finalement, je remarque pour ma part un ÉNORME problème de communication de l'information dans les médias (ici : Skynet) car que de suppositions ont, entre-temps, germé dans l'esprit de chacun (dont moi-même, je le reconnais volontiers) : bravo la désinformation professionnellement (dés)orchestrée par les médias !

Conclusion : c'est triste, mais voilà un "banal" fait divers de plus ... avant le suivant !

Le meurtrier présumé du superviseur de la STIB regrette son geste

Belga) Le présumé meurtrier du superviseur de la STIB, qui a été placé dimanche matin sous mandat d'arrêt, a exprimé ses regrets et n'avait pas l'intention de tuer la victime, ont indiqué dimanche midi ses avocats dans un communiqué. Les conseils du suspect ont tenu à expliquer les circonstances de l'incident qui a mené à la mort du superviseur de la STIB, Iliaz Tahiraj. "Un ami de notre client est entré en collision avec un bus. Blessé, il a été transporté en ambulance. Informé de cet événement, notre client et un autre ami sont arrivés sur les lieux de l'accident avant le départ de l'ambulance. Notre client n'a pas pu accompagner son ami blessé dans l'ambulance", expliquent Mes David Ribant et Laurent Kennes. Les avocats précisent que l'inculpé n'a porté qu'un seul coup à la victime. "Dans un contexte sur lequel il appartiendra aux autorités de s'exprimer, notre client a donné un coup de poing au visage du superviseur. Il n'est en tout cas pas question d'avoir tabassé à mort la victime", soulignent-ils. Par ailleurs, l'homme n'imaginait pas que le coup porté aurait de telles conséquences et est profondément choqué du décès de la victime, selon ses avocats. Il aurait d'ailleurs exprimé ses regrets aux policiers: "je voudrais ajouter que je pense à la famille et à la vie qui est partie, et que je ne suis pas grand chose par rapport à ce que j'ai fait, je regrette mon geste et je n'aurais jamais cru que ça allait en arriver là". L'homme, qui s'est rendu de son propre chef aux services de police, a été interpellé samedi après-midi au cabinet de ses avocats. Agé de 28 ans, il n'a jamais été condamné par le tribunal correctionnel, mais a des antécédents, pour des faits de roulage, à la suite de condamnations prononcées par le tribunal de police. "Il n'a jamais été condamné pour un trafic de stupéfiants, comme la rumeur l'a laissé entendre", indiquent encore les conseils du suspect.

 

Interpellation de l'auteur présumé de l'agression contre un superviseur de la STIB

Belga) L'auteur présumé de l'agression commise samedi aux petites heures contre un superviseur de la STIB a été interpellé, samedi vers 14h30, dans l'agglomération bruxelloise, a annoncé dans l'après-midi le procureur du Roi de Bruxelles, Bruno Bulthé, qui a dit son ras-le-bol de ce genre d'actes. "A notre connaissance et sur la base des éléments recueillis sur place, il n'y a qu'une personne qui a donné des coups" ayant entraîné la mort de l'agent de la société bruxelloise de transports, a précisé M. Bulthé au cours d'un point presse sur les lieux du drame. Il démentait ainsi de précédentes informations faisant état de deux personnes ayant passé à tabac le contrôleur de la STIB. "Toutes les personnes concernées sont actuellement auditionnées", a ajouté M. Bulthé. La victime avait été appelée à se rendre samedi matin sur les lieux d'un accident impliquant un bus de la ligne 14 et une voiture, place des Armateurs, à Bruxelles, afin de prendre des photos pour les constations d'usage. Le procureur a ajouté qu'il s'était rendu sur place car il ne "tolère plus cette violence gratuite" qui fait qu'une altercation pour un accident de la circulation se termine par une mort d'homme.

 

Le contrôleur de la Stib agressé est décédé des suites de ses blessures

Belga) Le contrôleur de la Stib agressé samedi matin à Bruxelles est décédé des suites de ses blessures. L'homme se trouvait en état de mort cérébrale et est décédé dans le courant de la matinée, a indiqué samedi le parquet de Bruxelles. Ses agresseurs sont toujours activement recherchés. La direction de la Stib a décidé de suspendre le trafic des trams, bus et métros pour une durée non précisée. L'homme avait été appelé à se rendre samedi matin sur les lieux d'un accident impliquant un bus de la ligne 14 et une voiture, place des Armateurs, à Bruxelles, afin de prendre des photos pour les constations d'usage. Alors que le chauffeur du bus et le conducteur du véhicule accidenté étaient emmenés à l'hôpital, deux amis de l'automobiliste, joints par ce dernier, se sont rendus sur les lieux de l'accident et ont passé à tabac le contrôleur de la Stib. Les deux hommes ont ensuite pris la fuite. Ils sont activement recherchés. Le parquet de Bruxelles et un juge d'instruction se rendront sur les lieux en début d'après-midi.

Superviseur STIB: Pas de bus, trams et métros dimanche à Bruxelles

(Belga) Les bus, trams et métros de la STIB ne rouleront pas dimanche. Le personnel de la société bruxelloise de transports en commun a arrêté le travail après la mort violente d'un superviseur de la STIB samedi matin. L'homme a été agressé mortellement alors qu'il s'était rendu sur les lieux d'un accident impliquant un véhicule de la STIB pour procéder aux constatations d'usage.

La circulation des transports en commun dans la capitale ne devrait pas reprendre avant mardi. Le personnel de la STIB, qui demande d'avantage de mesures de sécurité, ne reprenda pas le travail avant d'avoir rencontré les ministres compétents au niveau régional et fédéral. Cette réunion était initialement prévue mardi, mais a entre-temps été avancée à lundi matin. La rencontre aura lieu au cabinet de la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet en présence de la ministre Milquet elle-même, du ministre-président Charles Picqué et d'un représentant de la ministre de la Justice Annemie Turtelboom, actuellement à l'étranger.

 

Un registre de condoléances ouvert en hommage au superviseur de la STIB

Belga) La STIB a ouvert un registre de condoléances en hommage à Iliaz Tahiraj, son superviseur victime d'une agression mortelle samedi matin alors qu'il constatait un accident de roulage entre un bus de la STIB et une voiture. Agée de 56 ans, la victime a reçu un coup de poing au visage et est décédée quelques heures plus tard à l'hôpital où il avait été admis. Son présumé meurtrier, un homme âgé de 28 ans, a été placé dimanche sous mandat d'arrêt pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intent "Vu le nombre de réactions de solidarité et de messages de sympathie que nous avons reçu sur la page Facebook de la STIB, nous avons décidé d'ouvrir un registre de condoléances afin que tous ceux qui le souhaitent puissent laisser un message de soutien à la famille du défunt", a indiqué dimanche Françoise Ledune, porte-parole de la STIB. Depuis samedi, les employés de la STIB laissent de nombreux messages de condoléances sur le système intranet de la société de transports en commun bruxellois. Un portrait du défunt y a également été dressé. Par ailleurs, un conseil d'administration extraordinaire de la STIB a été convoqué dans les jours qui viennent, avec comme seul point à l'ordre du jour l'agression mortelle du superviseur.

 

Superviseur STIB: la réunion avec les autorités aura lieu lundi à 17 heures

 

(Belga) La réunion entre les représentants de la direction et du personnel de la STIB, la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet, le ministre-président bruxellois Charles Picqué et des représentants des ministre fédérale de la Justice et bruxelloise du Transport aura lieu lundi à 17 heures, a indiqué la direction de la STIB dimanche matin.

Cette réunion, qui aura lieu au cabinet de la ministre de l'Intérieur, était initialement prévue mardi, mais avait entre-temps été avancée à lundi matin avant d'être fixée lundi à 17 heures.

 

Di Rupo exprime son "horreur" et réclame "la plus grande sévérité"

 

(Belga) Le Premier ministre Elio Di Rupo a réagi samedi "avec horreur" à l'agression qui a coûté la vie à un superviseur de la STIB, tué aux petites heures à Bruxelles par un homme qui a été arrêté dans l'après-midi, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Le chef du gouvernement a adressé ses pensées à la victime, à sa famille et à tous les membres du personnel de la STIB qui sont touchés par la perte tragique de leur collègue. Le Premier ministre ajoute qu'il compte sur les services de police et la justice pour qu'ils mettent tout en oeuvre pour traduire rapidement le ou les responsable(s) devant les tribunaux et "les punir avec la plus grande sévérité". "La violence n'a pas sa place dans notre société dont l'un des fondements est le respect de l'autre en toute circonstance. Chacun doit pouvoir vivre, se mouvoir et exercer sa profession dans un environnement sûr", a souligné M. Di Rupo. "Cet événement tragique nous pousse également à réfléchir à la question du manque de respect dont souffrent ceux qui, au travers de leur profession, se mettent au service de notre société", a-t-il conclu

 

Le présumé meurtrier s'est rendu de son propre chef

 

Le présumé meurtrier du superviseur de la STIB, qui a été placé sous mandat d'arrêt pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner, s'est rendu de son propre chef à la police samedi après-midi, a indiqué, dimanche, le parquet de Bruxelles. Le suspect n'aurait porté qu'un seul coup de poing à main nue au visage du superviseur, selon des témoignages et les propres aveux de l'homme.

Le suspect a par ailleurs indiqué avoir passé une soirée arrosée avant les faits. Le parquet attend actuellement les résultats de ses analyses toxicologiques. Le procureur du roi Bruno Bulthé avait affirmé, plus tôt dans la journée, qu'il était sous l'influence de l'alcool.

Agé de 28 ans, l'homme est seulement connu de la justice pour des faits de roulage, et non pas pour des faits de stupéfiants comme l'ont affirmé plusieurs médias. Le parquet n'a pas souhaité communiquer l'identité et la nationalité du suspect, ni même son lieu de résidence, précisant que ces éléments ne présentaient pas d'intérêt pour l'enquête.

Le parquet a par ailleurs indiqué que l'homme n'était pas passager du véhicule qui est entré en collision avec le bus de la ligne 14 de la STIB, comme le suggérait une version des faits relayée par certains médias. Il a bien été appelé en renfort par le conducteur du véhicule accidenté.

Les circonstances précises de l'accident impliquant le bus de la STIB sont encore à l'analyse et une information judiciaire a été ouverte pour le dossier de roulage.

 

L'agresseur du superviseur de la STIB connu de la justice

 

L'homme qui a agressé mortellement samedi un superviseur de la STIB est connu de la justice, a indiqué le procureur du roi de Bruxelles Bruno Bulthé dimanche sur les ondes de la VRT.

"L'homme est connu de la justice", a affirmé M. Bulthé sans fournir d'autres explications. Selon certains médias, il aurait été impliqué dans des faits de drogue. Le procureur du roi a également confirmé que le conducteur du véhicule qui a percuté le bus était sous l'influence de l'alcool.

Les transports en commun bruxellois sont à l'arrêt depuis samedi. Le personnel de la STIB, qui demande d'avantage de mesures de sécurité, a indiqué ne pas reprendre le travail avant la rencontre avec les ministres compétents au niveau régional et fédéral.

Cette réunion entre les représentants de la direction et du personnel de la STIB, la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet, le ministre-président bruxellois Charles Picqué et des représentants des ministre fédérale de la Justice et bruxelloise du Transport aura lieu lundi à 17 heures, a indiqué la direction de la STIB dimanche matin.

Initialement prévue mardi, elle avait entre-temps été avancée à lundi matin avant d'être fixée lundi à 17 heures. Les bus, trams et métros ne rouleront donc vraisemblablement pas avant mardi.

 

Joëlle Milquet condamne l'agression "avec force et colère"

 

La vice-première ministre et ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet (cdH), a condamné samedi "avec force et colère" l'agression mortelle d'un superviseur de la STIB, samedi matin, à Bruxelles. La ministre rencontrera mardi les travailleurs.

 

Joëlle Milquet a dénoncé, dans un communiqué, un "acte criminel d'une extrême violence" qui a entraîné le décès d'un superviseur "dans l'exercice de ses fonctions".

La ministre précise qu'elle est disposée à rencontrer les travailleurs, mardi à 14h30, à son cabinet. Joëlle Milquet souligne que lors de cette rencontre, elle leur exposera "les mesures de renforcement de la sécurité dans les transports en commun, qu'elle comptait présenter au conseil des ministres pour la seconde quinzaine du mois d'avril".

 

 

18.03.2012

La récession, c’est grave, Docteur ?

Pour les travailleurs, cela veut dire que ce sera plus difficile de garder son emploi et surtout d'en trouver un. Pour le citoyen, cela veut dire qu'il doit s'attendre à ce que l'austérité budgétaire soit accentuée.
La Belgique en récession, est-ce grave ?

Ce n’est certainement pas une bonne nouvelle. Cela n’a pas la gravité de la récession de 2008-2009, mais c’est une économie qui traîne; une économie où des emplois ne se créent pas, voire sont détruits; une économie où le pouvoir d’achat stagne; une économie où les inégalités sociales se creusent; une économie où les difficultés des Etats sont exacerbées en matière de finances publiques.

Quelles sont les principales causes de cette entrée en récession ?

C’est d’abord et avant tout le contexte international. La Belgique ne fait pas exception. La Belgique avait pu connaître un recul en 2008-2009 un peu moins prononcé que la moyenne européenne et avait pu connaître, après, un rebond un peu plus soutenu de son activité économique, mais il n’y a pas de facteur structurel pour justifier cette surperformance passée de la Belgique. On est rattrapé par le fait d’être une petite économie ouverte au milieu d’un continent qui est soumis à de grandes turbulences.

Y a-t-il d’autres causes que la situation internationale ?

Je ne verrais pas dans cette récession des explications belgo-belges liées à un élément politique. Je n’y verrais pas la conséquence de nos tergiversations à former un nouveau gouvernement. Je pense que dans les inquiétudes sur la dette publique, qui ont été un peu plus marquées chez nous que chez nos voisins, il y a peut-être une petite dimension belge même si c’est moins grave qu’au Portugal et en Grèce, bien entendu. Je n’y verrais pas non plus le reflet d’une brutale détérioration de notre compétitivité.

Quelles seront les conséquences de cette situation ? Comment va-t-elle toucher le citoyen et les entreprises ?

Pour les entreprises, cela veut dire que ce sera plus difficile de vendre leur production sur le marché local. Pour les travailleurs, cela veut dire que ce sera plus difficile de garder son emploi et surtout d’en trouver un, et que ce sera évidemment plus difficile d’obtenir des augmentations de salaire. Pour le citoyen, cela veut dire qu’il doit s’attendre à ce que l’austérité budgétaire soit accentuée, sous la forme de nouvelles mesures en dépenses et en recettes.

Avec les éléments dont on dispose, que peut-on attendre pour la suite ?

Les indicateurs économiques avancés les plus récents pour la zone euro montrent une stabilisation, voire même un léger redressement. Quand on regarde ces indicateurs, c’est comme un stick de hockey, une forte chute et tout récemment une petite remontée. Il est trop tôt pour dire que cette remontée en appelle d’autres, mais on peut penser que nous ne connaîtrons pas une récession à la 2008-2009 quand l’activité économique s’était fortement contractée.

Face à ce genre de situation, que peut-on faire ?

C’est dans une très large mesure la résultante d’une évolution européenne, et on est largement démuni. Il n’est pas possible de penser que la Belgique puisse demain constituer un îlot de croissance dans une zone euro qui stagnerait. Il faut être raisonnable à cet égard. Mais il ne faut pour autant être résigné ou fataliste. Si nous devions, parce que l’économie va mal, relâcher la discipline budgétaire, ce serait pour moi contre-productif. Ce serait envoyer un message de refus de courage et cela générerait auprès de la population un message de refus de la réalité qui susciterait une méfiance accrue de telle sorte qu’il ne faut pas espérer un effet d’entraînement sur l’économie nationale.

On a accumulé de la dette publique depuis ces trente dernières années, et maintenant il faut la réduire. Cette époque peut durer plus de 10 ans. De temps en temps, une récession viendra aggraver encore la situation.

La récession dans laquelle on vient d’entrer est-elle une très mauvaise nouvelle ?

Pour les citoyens, la récession n’est pas une grande nouvelle. Leur sentiment subjectif est en fait que le pays est en crise depuis 2008. On a accumulé de la dette publique, mais aussi privée depuis ces vingt ou trente dernières années, et maintenant on entre dans une perspective où il faut réduire la dette. Cette époque peut durer plus de 10 ans. On aura une croissance économique moins favorable que celle qu’on a eue dans le passé, et de temps en temps une récession viendra aggraver encore la situation.

Quelles sont les principales causes de cette récession ?

On a eu, depuis la crise de 2008, une certaine reprise grâce à la croissance économique en Allemagne. Mais dans le reste de la zone euro, une situation très grave s’est développée avec les fortes turbulences dans le sud de l’Europe. On a des craintes sur la survie de la zone euro. Donc, notre pays ne pouvait y échapper.

Il n’y a donc pas de causes intérieures ?

La Belgique souffre aussi d’une stigmatisation comme économie faible. On a vu les tensions sur les marchés de taux d’intérêt ; on a aussi vu la fragilité de nos banques, avec Dexia qui est de nouveau tombée en faillite ; on a donc des faiblesses intérieures. En plus, il y a maintenant la nécessité d’assainir le budget. Donc ce sont aussi des facteurs qui ont un impact défavorable.

La situation va-t-elle provoquer des difficultés supplémentaires pour la compétitivité des entreprises ?

C’est un peu l’histoire de l’œuf et de la poule. C’est la compétitivité qui est un problème pour la croissance économique. Mais la récession va encore détériorer la situation de nos entreprises.

A propos de compétitivité, êtes-vous de ceux qui estiment que l’indexation automatique des salaires pénalise nos entreprises et notre activité économique ?

L’index automatique, c’est un problème parce que cela tombe parfois très mal. Cela aggrave encore notre problème. Par exemple, en 2009, on a eu plusieurs dépassements de l’indice-pivot et donc plusieurs vagues d’augmentation salariale. Il ne faudrait pas que cela se reproduise.

Si cette indexation automatique n’existait plus, cela diminuerait encore le pouvoir d’achat des citoyens et leur possibilité de consommer…

Non, c’est conjoncturel. Quand la consommation décélère au mauvais moment, cela peut toucher l’activité économique mais on ne s’enrichit pas en consommant. On s’enrichit en augmentant la productivité du pays.

Les syndicats ont encore dit qu’il fallait desserrer l’austérité et relancer la croissance par des investissements nouveaux. Vous êtes d’accord ?

La Belgique est un pays très ouvert et quand on augmente la consommation, la majorité des produits qu’on consomme sont importés. Relancer la demande en Belgique, c’est surtout stimuler la relance des pays étrangers par l’économie de notre pays. Le plus dangereux, c’est qu’on paiera beaucoup plus de taux d’intérêt sur notre dette qui s’élève déjà à 100 % du PIB. Notre pays peut vraiment tomber dans un cercle vicieux

15:44 Écrit par web dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

La peur d'une planète surpeuplée en 2050 est-elle "infondée"? AFP

La planète n'a-t-elle vraiment pas les moyens de subvenir aux besoins des 9 milliards d'humains attendus en 2050? Cette "peur" grandissante est "infondée" pour le démographe français Hervé Le Bras qui juge que l'accès à la nourriture ou à l'eau est d'abord une question de partage.

"Cette peur fait partie d'une argumentation idéologique des pays riches pour ne pas considérer les problèmes chez eux et les rejeter sur les pauvres", affirme à l'AFP l'auteur de Vie et mort de la population mondiale (éditions Le Pommier), ouvrage qui ressort vendredi dans une version actualisée.

Alimentation, accès à l'eau et aux ressources énergétiques: la planète paraît toujours plus étriquée pour répondre aux besoins croissants d'une population mondiale passée de 2 milliards en 1930 à 4 milliards dans les années 1970 pour franchir fin 2011 le cap de 7 milliards, selon les prévisions de l'ONU.

Une hausse qui devrait se poursuivre jusqu'au milieu du 21e siècle avec des projections moyennes tablant sur 9,3 milliards de Terriens vers 2050. "Mais il y a une hypothèse basse intéressante qui amène le monde à 8 milliards avec un plafonnement", relève Hervé Le Bras, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris.

"L'idée commence à se faire que la population atteindrait un maximum dans un délai pas tellement lointain", remarque ce spécialiste reconnu des questions démographiques.

"Et ce qui est intéressant, c'est l'évolution du taux de croissance de la population: depuis 1970, ce taux diminue régulièrement. Il était de 2,1% par an en 1970, son maximum, et est maintenant d'environ 1%", note-t-il, rappelant la difficulté d'anticiper précisément les évolutions en la matière.

"Par exemple pour l'Iran, en 1994, l'ONU prévoyait 180 millions d'habitants en 2050, aujourd'hui, elle n'en prévoit plus que 85 millions. La fécondité a commencé à baisser en Iran en 1985 et on n'avait pas intégré que cela n'était pas une baisse temporaire", explique-t-il. "La fécondité y est aujourd'hui inférieure à celle la France".

"La baisse est presque aussi spectaculaire pour le Maroc et l'Algérie". A cet égard, estime-t-il, le passage de 7 milliards d'habitants, aujourd'hui, à 8 ou 9 milliards dans trois ou quatre décennies serait "tout à fait gérable" en termes de quantités globales de nourriture ou même d'eau.

Son inquiétude concerne davantage "les conditions du partage".Pour l'alimentation, par exemple, "si on prend les données de la FAO (l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture), on voit bien que la production agricole a augmenté plus vite que la population."

"Il y a donc en principe assez à manger pour tout le monde, mais l'utilisation de cette production a beaucoup changé", remarque-t-il. Car les terres agricoles ne servent plus seulement aujourd'hui à nourrir les humains mais aussi, de plus en plus, à cultiver des céréales à destination des bétails ou pour produire des biocarburants.

"Au fur et à mesure que le prix du pétrole va augmenter, cela va devenir de plus en plus intéressant pour les agriculteurs de se diriger vers la filière éthanol plutôt que la filière nourriture", redoute le démographe. "Plus que le niveau global, c'est la mécanique interne, la répartition des prix, qui va être difficile à gérer dans les années à venir."

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Votre facture d'énergie devrait diminuer

Le consommateur devrait voir sa facture diminuer.

Le Conseil des ministres a pris lundi en fin de journée une série de mesures pour réduire la facture d'énergie des ménages et des entreprises à long terme. Le consommateur devrait voir sa facture globale de gaz et d'électricité diminuer en moyenne de 60 euros en 2012 et de 117 euros en 2013, du moins selon les paramètres de calcul que l'on maîtrise, ont affirmé le ministre de l'Économie Johan Vande Lanotte et le secrétaire d'État à l'Énergie Melchior Wathelet.

Le gouvernement mettra à profit les 9 mois de gel de l'indexation des prix du gaz et de l'électricité pour commencer à mettre l'ensemble en oeuvre. Postulat de départ du gouvernement: le taux d'inflation élevée en Belgique l'an dernier (3,5%) s'explique en grande partie par l'augmentation du prix de l'énergie.

Entre 2010 et 2011, le prix du gaz et de l'électricité a augmenté de 17% plaçant la Belgique parmi les pays les plus chers d'Europe, selon le Premier ministre Elio Di Rupo, jusqu'à 8% de plus que dans certains pays voisins. Pour l'électricité, seule l'Allemagne est plus chère: pour le gaz, les Pays-Bas en demandent davantage.

Pour améliorer la situation dans l'intérêt des ménages et des entreprises, il est ainsi prévu de réduire les taxes fédérales qui alourdissent le montant de la facture, et de stimuler la concurrence notamment en supprimant les indemnités de rupture de contrat.

Une des premières mesures à entrer en application sera le gel jusqu'à la fin de l'année de la contribution au fonds Kyoto belge. Les contributions relatives au financement de la Commission de Régulation de l'Électricité et du Gaz (CREG) et des CPAS seront quant à elles gelées jusqu'en 2014, au moment de la régionalisation.

Les distributeurs ne pourront plus surfacturer les prix des certificats verts.La Commission de Régulation de l'Électricité et du Gaz a par ailleurs fait part au gouvernement de son intention de geler les tarifs de distribution jusqu'en 2014. Ceux-ci représentent actuellement 40% de la facture.

L'intervention du consommateur dans la compensation des tarifs sociaux sera réduite. Les distributeurs ne pourront ainsi plus calculer la compensation à leur verser pour l'octroi de tarifs sociaux sur base de l'écart entre celui-ci et le tarif normal. Ce montant sera calculé, par rapport à une moyenne des tarifs les moins élevés de tous les fournisseurs. Cette disposition rapportera 53 millions d'euros.

L'État réservera 40 millions d'euros des 550 millions de la rente nucléaire au financement des éoliennes en mer. Ce montant ne devra donc plus être répercuté sur le consommateur.

Les neuf mois de gel de l'indexation seront par ailleurs mis à profit pour réfléchir à un nouveau mode de calcul de celle-ci moins pénalisant pour le consommateur.

D'ici la fin de l'année, ce dernier devrait bénéficier d'un avantage moyen de près de 60 euros sur sa facture de gaz. D'ici fin 2013, l'écart global moyen par rapport au mode de calcul actuel sera de près de 120 euros, ont expliqué Johan Vande Lanotte et Melchior Wathelet, à l'issue du Conseil.

Selon Melchior Wathelet, par les temps qui courent, l'État aurait pu s'octroyer les dividendes de l'opération, mais celle-ci sera menée entièrement au profit du consommateur.

En ce qui concerne le gel de l'indexation pour neuf mois, le système protège contre la hausse mais n'empêche pas une éventuelle baisse, a souligné Johan Vande Lanotte.

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Budget: 50 millions de report, 100 millions "dégelés"

Le réduction du budget de la Coopération au développement à hauteur de 50 millions d'€ décidée par le conclave budgétaire ne touchera aucun projet ni aucune ONG, a assuré le cabinet du titulaire de ce portefeuille ministériel, Paul Magnette.

Par contre, les 100 millions d'euros qui avaient été gelés à titre conservatoire par le gouvernement en janvier dernier - sur un montant d'un milliard de depenses - pour répondre à des objections de la Commission européenne sur le budget fédéral ont été "dégelés", a indiqué la porte-parole de M. Magnette (PS) à l'agence BELGA. Les 50 millions amputés par le conclave budgétaire n'entraîneront aucune suppression de programme, a-t-elle ajouté.

Une partie concerne un "report de reprise de dette" et l'autre le report d'un paiement pour une fondation régionale. En ce qui concerne les compétences "usurpées" - l'administrateur-général de Wallonie-Bruxelles International (WBI), Philippe Suinen, a fait part lundi de son inquiétude, notamment à propos de la coopération internationale en matière d'enseignement, considérée comme usurpée par le fédéral -, la porte-parole de M. Magnette a souligné que les discussions entre le gouvernement fédéral et les entités fédérées "n'en sont qu'au début".

Une première réunion de la Conférence interministérielle Budget et Finances réunissant le fédéral et les entités fédérées aura lieu vendredi.

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Budget 2012: la rigueur sans la douleur

D’emblée, le Premier ministre précise les principes qui ont guidé les choix du gouvernement : le gouvernement veut protéger la population et les entreprises de la spéculation et d’une dégradation des conditions de vie dans notre pays. "C’est la raison pour laquelle il a fait le choix de la rigueur. Le choix de la rigueur soutenable, de la prudence et de la relance économique". Di Rupo résume en cette formule : le choix de la rigueur soutenable, de la prudence et de la relance économique.

Parlons chiffres, maintenant puisque tel était l’objectif : réduire le déficit budgétaire de l’année 2012 à 2, 8 % du Produit intérieur brut dans la perspective d’en arriver à un parfait équilibre budgétaire en 2015. C’est fait. D’ailleurs, souligne le chef du gouvernement, la Belgique n’a pas à rougir de sa feuille de route, bien au contraire. Le déficit des Pays-Bas est encore et toujours de 4,5 % et celui de la France de 6 %. Parmi les pays qui affichaient un déficit supérieur à 3 % du PIB, la Belgique est donc un des meilleurs élèves de la classe, sinon le meilleur.

Le Premier ministre souligne aussi la prudence qui a été celle du gouvernement. Il est vrai que le comité de monitoring, le gendarme budgétaire de la Belgique, avait recommandé des efforts de l’ordre de 1,469 milliard et une mise en réserve de 500 millions pour parer à d’éventuelles mauvaises nouvelles. Le kern a fait plus fort : des mesures de l’ordre de 1,819 milliard ont été définies et le gel des dépenses culmine à 650 millions d’euros. Pour Elio Di Rupo, pas de doute, jamais un gouvernement n’a fait un tel effort sur un seul exercice. Et pas question de partir en vacances maintenant. Le gouvernement suivra l’évolution budgétaire semaine après semaine et un nouveau contrôle budgétaire est déjà programmé pour le mois de juillet. Il le répète, pour les journalistes étrangers éventuellement présents : ici, il n’y a ni réduction des salaires, des pensions ou des allocations familiales, ni hausse de la TVA. Avec ce bulletin, la Belgique espère retrouver la crédibilité de l’Europe et des marchés.

Le ministre du Budget, Olivier Chastel (MR), complète le bulletin que le gouvernement s’accorde : ce sera donc la rigueur sans la douleur. Et de présenter dans le détail, le fameux effort de 1,819 milliard dont on a tant parlé depuis 10 jours (voir à gauche). Il faut admettre que le cocktail fait la part belle aux "corrections techniques" (334 millions) et à des recettes diverses (725 millions d’euros). C’est quoi, les corrections techniques ? La promesse d’être à l’avenir plus prudent sur le plan budgétaire (avant chaque conseil, un groupe technique étudiera la dépense introduite et jugera de son opportunité). On notera aussi le report de certaines décisions (la livraison d’hélicoptères) et d’autres opérations à la Défense, à la Régie du travail pénitentiaire, etc. Les réductions des dépenses se chiffrent, elles, à 202 millions (dont 50 en coopération au développement pour le report de deux projets).

Pour les recettes, le ministre des Finances, Steven Vanackere (CD&V), rassure : il n’y a pratiquement que les fumeurs qui passeront à la caisse. Et les professionnels de la Bourse, via une taxe sur les opérations. Pour les recettes, le magot vient de recettes non-fiscales, à savoir des opérations non récurrentes : Bpost, le fonds de garantie et les assurances-vie qui avant 1993 n’ont pas été taxées à 16,64 %. Ce sont les fonds de pensions qui payeront, pas les pensionnés... Cela fait quand même, au total : 725 millions prompés à gauche et à droite.

Laurette Onkelinx (PS) conclut : la Sécurité sociale livre 90 millions d’efforts, mais le cœur de la Sécu est préservé; on ne touchera pas au portefeuille des particuliers ni à la qualité des soins. "Ainsi, précise-t-elle, la Sécu continuera son rôle de bouclier contre la crise".

Deux questions et hop, c’est emballé. Dix jours pour cela, mais oui. Vite, il est temps de filer sur les plateaux télé pour propager la bonne nouvelle : le pouvoir d’achat est sauf.

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05.02.2012

Histoire de la Saint-Valentin

Les origines de la Saint-Valentin

 

Tous les ans, à l'occasion de la Saint-Valentin, les amoureux se déclarent leur flamme par des mots d'amour et s'offrent des cadeaux. Mais saviez-vous que cette tradition remonte à l'Antiquité ?

 

Pourquoi le 14 février ?

Une fête remontant à l'Antiquité


Zone de Texte: La date à laquelle nous fêtons la Saint-Valentin est un héritage de la Rome Antique. Organisées tous les 15 février, les Lupercales célébrent alors Faunus Lupercus, dieu de la fécondité, des bergers et des troupeaux. Rite de purification, organisée à la fin de l'année romaine (qui commence le 1er mars), cette fête païenne se déroule en trois étapes. Tout d'abord, les prêtres sacrifient un bouc dans la grotte du Lupercal (au flanc du Mont Palatin), où, selon la légende, la louve allaita les fondateurs de Rome Romulus et Rémus. Ils enduisent ensuite de jeunes gens issus de familles nobles du sang du sacrifice dans un cérémonial qui symbolise la purification des bergers. S'ensuit la "course des luperques", pendant laquelle les prêtres et les jeunes gens, couverts de la peau des bêtes sacrifiées, courent dans les rues de la ville et fouettent les passants avec des lanières découpées dans la peau du même animal. Les femmes, en particulier, se plaçent sur leur trajet, dans l'espoir d'avoir une grossesse heureuse et un accouchement sans douleur. Enfin, les célébrations se terminent par un grand banquet, au cours duquel les jeunes hommes tirent au sort leur compagne pour la soirée. Une pratique qui entraîne parfois la formation de couples durables et mène au mariage.

Une commémoration chrétienne

La légende raconte que la Saint-Valentin n'a été instituée par l'Eglise que pour contrer les fêtes païennes. L'hypothèse n'est pourtant attestée par aucune source écrite de l'époque. Seul fait certain : à la fin du Ve siècle, les Lupercales sont l'un des derniers rites païens encore observés dans une Rome majoritairement chrétienne. Le pape Gélase Ier envoie alors une "lettre contre les Lupercales" au sénateur Andromaque, qui manifestait un certain attachement à cette fête traditionnelle. Dans cette lettre, il critique les comportements immoraux qui ont lieu pendant cette célébaration, se moque des superstitions des chrétiens qui honorent les démons pour écarter le mauvais sort et souligne que ces célébrations n'ont pas empêché les épidémies vingt ans plus tôt. Cependant, contrairement aux idées reçues, le pape n'a pas interdit cette fête païenne : il s'est contenté de montrer la contradiction qu'il y a entre la foi chrétienne et la célébration des Lupercales. Gélase choisit de commémorer, le 14 février, Saint Valentin, qui devient le saint patron des amoureux.

Qui était Valentin ?

Les points de vue des historiens divergent quant à l'identité de Valentin. En effet, pas moins de sept saints répondent à ce nom et sont fêtés le 14 février. Voici trois d'entre eux.

Un prêtre romain du IIIe siècle

La premier Valentin cité dans les martyrologes à la date du 14 février est un prêtre romain du IIIe siècle. Il vit sous le règne de Claude II le Gothique, empereur païen qui, pendant son court règne (268-270), est engagé dans de sanglantes campagnes militaires. En 268, sous prétexte de ménager les forces des hommes en âge de combattre, il leur interdit le mariage. Mais les jeunes gens continuent à recevoir en secret la bénédiction du mariage, grâce au prêtre Valentin. Ce dernier est bientôt démasqué et emprisonné. Alors qu'il est en captivité, Valentin fait la connaissance d'Augustine, la fille de son geôlier. La légende raconte qu'il redonne la vue à la jeune femme aveugle. Dès lors, elle prend soin de lui : reconnaissant, il lui envoie un message avant d'être exécuté, signé "Ton Valentin ". C'est de cette épisode que serait issue la coutume de s'envoyer des messages à l'occasion de la Saint-Valentin. Mort martyr, décapité à Rome vers 270, il est enterré sur la voie Flaminienne, où lui est par la suite rendu un culte. Considéré comme le saint patron des amoureux depuis le XVe siècle, ce personnage est souvent confondu avec l'évêque de Terni, qui connut le même sort.

Un évêque de Terni

La deuxième possibilité concerne un personnage qui vécut à la même époque que le premier Valentin, avec qui il est souvent confondu. Consacré évêque de Terni, en Ombrie, en 203, le second Valentin est présenté comme un grand thaumaturge, un faiseur de miracles. Réputé pour ses dons de guérisseur, il est appelé à Rome par le philosophe païen Craton, dont le fils est atteint d'une maladie incurable. Valentin le guérit et obtient, en échange, la conversion de toute la famille au christianisme. La nouvelle de cette guérison miraculeuse entraîne de nombreuses autres conversions. Placide, le préfet de Rome, fait alors mettre à mort Valentin pour avoir mis ses pouvoirs au service des chrétiens et troublé le culte impérial. Ce dernier est décapité à Rome, vers 273. Il semblerait qu'une confusion entre différentes légendes du Moyen Age l'aurait fait devenir patron des amoureux.

Un missionnaire de Rhétie

Quant à Valentin de Rhétie, son association avec la fête des amoureux résulte d'une confusion avec ses homonymes. Evêque missionnaire qui vécut en Rhétie, dans les Alpes centrales, il est célébré en Allemagne tous les 14 février.D'abord moine dans un monastère, il fait bâtir une église à Maïs où il vit toute sa vie. Protecteur des épileptiques, il est généralement représenté avec un enfant épileptique étendu à ses pieds. Le lien avec la fête des amoureux provient, cette fois encore, d'une confusion qui remonte certainement au Moyen-Age.

La première représentation de Saint Valentin

Saint Valentin est représenté pour la première fois dans un livre du XVe siècle, "The Nuremberg Chronicle, the great picture book", ouvrage qui le présente comme le premier Valentin, mort sous le règne de Claude II. L'édition latine précise qu'il est fêté le 16 mars, contrairement à l'édition allemande, publiée postérieurement, qui date sa fête au 14 février.

La fête des amoureux

L'association de la Saint-Valentin à la fête des amoureux est plus tardive : elle remonte au Moyen-Age. A cette époque, la tradition veut que les jeunes gens s'adonnent à une forme de "loterie de l'amour", pratique héritée des tirages au sort des Lupercales.

Le valentinage de la cour d'Angleterre

Les sources avérées des origines de la saint Valentin remontent donc à la fin du moyen-âge. C'est au XIV ème siècle que l'on prit l'habitude de former un couple au hasard en Angleterre. La coutume du "Valentinage" est née dans l'aristocratie anglaise à la fin du Moyen-Âge. Une jeune fille était associée à un jeune homme et durant la journée ils avaient des obligations l'un envers l'autre. Le valentin et sa valentine devaient s'offrir en secret des petits cadeaux et se faire des galanteries. Cette coutume est arrivée à la cour de Savoie puis elle s'est répandue dans les régions voisines. Le "valentinage" s'est enrichi de l'envoi de poèmes. Depuis Valentins et Valentines Anglo-saxons s'envoient des "Valentines"Cette coutume d'échange d'amitié se transforma peu à peu en fête des amoureux. Dans les pays anglo-saxons les amis échangent aussi des mots d'amitié pour la Saint Valentin.

Depuis le XVIII e siècle la coutume de l'envoi des "valentines" s'est généralisée en Grande-Bretagne puis en Amérique du Nord ou elle prend le nom de "Valentine's day". La coutume s'est répandue en Europe avec l'arrivée des GI à la fin de la seconde guerre mondiale.

Mais reprenons au début...

Un Valentin tiré au sort

Au Moyen-Age, tous les 14 février, les jeunes gens tiraient au sort le nom de leur compagne et l'accrochaient à leur manche pendant la durée des fêtes (une semaine). Par la suite, le "Valentin" est devenu le cavalier qu'une jeune fille choisissait pour l'accompagner le premier dimanche de Carême, lors de la fête des "Brandons". Cette fête consistait en une procession, pendant laquelle la foule parcourait la campagne et chassait, grâce à ses brandons (sorte de torche, faite de brins de pailles entortillés), les mulots, les taupes et les mauvaises herbes des champs et garantissaient de bonnes récoltes pour l'année suivante.

Valentine

La "Valentine" désignait, à l'origine, le message d'amour ou d'amitié que l'on s'envoyait à l'occasion de la Saint-Valentin, jour où, croyait-on, les oiseaux migraient. C'est en Angleterre, au XIVe siècle, que cette coutume est apparue. Elle est ainsi mentionnée par Geoffrey Chaucer dans ses écrits. En France, cette pratique a été ramenée au XVe siècle, par Charles d'Orléans. Ce dernier, à la suite de la défaite d'Azincourt, en 1415, avait été gardé prisonnier 25 ans en Angleterre. A son retour, il institue officiellement cette pratique à la Cour de France : il sera désormais d'usage, le jour de la Saint-Valentin, d'envoyer à sa bien-aimée un tendre message amoureux. Ce n'est qu'à la fin du XVe siècle (1496) que la Saint-Valentin est officiellement instituée fête des amoureux. Au XVIIIe siècle apparaissent les premières cartes décorées de cœurs et de cupidons. Un siècle plus tard, ce sont les Valentines imprimées de poèmes qui se répandent dans toute l'Europe.

Les symboles

Cupidon

Dans la mythologie romaine, Cupidon est l'équivalent du dieu grec de l'amour Eros. Désir amoureux personnifié, Cupidon (du latin cupido, le désir) est souvent représenté sous la forme d'un enfant, armé d’un arc et d'un carquois rempli de flèches, fidèle compagnon de sa mère Vénus, déesse de l'amour et de la beauté.

Il est également connu pour être le héros de la légende de Psyché. Selon ce mythe, Psyché est une princesse si belle que les habitants du royaume délaissent le culte de Vénus à son profit. Furieuse, la déesse décide de punir la jeune fille et ordonne à Cupidon de lui inspirer une passion pour l'être le plus laid qu'il peut trouver.Mais le jeune dieu s'éprend de la princesse et ne peut accepter ce que sa mère lui demande. Après avoir envoyé un oracle au roi, qui lui demande d'abandonner sa fille sur un rocher isolé, il fait enlever Psyché par la brise de Zéphyr qui l'emporte jusqu'à un palais somptueux, situé dans une vallée inconnue. Il la rejoint tous les soirs, pendant son sommeil, sous une apparence humaine, et lui fait promettre de ne jamais chercher à connaître son apparence. Malheureusement, sur l'injonction de ses sœurs, Psyché céde à la curiosité et éclaire le visage de son mari alors qu'il est endormi. Une goutte d'huile tombée sur son corps le réveille : il se lève et s'envole. Inconsolable, Psyché part à la recherche de son mari et doit surmonter une série d'épreuves imposées par Vénus. A leur issue, Cupidon, qui regrette sa femme, obtient de Jupiter la permission d'emmener Psyché jusqu'au mont Olympe, où elle devient immortelle et met au monde une fille du nom de "Volupté".

Les oiseaux

La mi-février marque le début de la saison des amours pour de nombreux oiseaux : la girve, la perdrix ou encore le merle. Au Moyen Age se répandit une croyance selon laquelle les oiseaux étaient non seulement les messagers du printemps mais ceux de l'amour. A cette époque, les jeunes filles s'en remettaient aux oiseaux pour connaître leur avenir amoureux. Un rouge-gorge présageait un mariage avec un marin, un moineau était synonyme de mariage heureux avec un homme peu fortuné tandis qu'un chardonneret était synonyme d'union avec un homme riche.

La croix

La tradition d'achever un billet en le signant de petites croix pour signifier mille baisers remonte aux débuts du catholicisme. Symbolisant la fois chrétienne, elles font référence au martyr Saint André, premier apôtre appelé par Jésus. Parti prêcher dans la Mésie (actuels Balkans), il a été crucifié à Patras, sur une croix en forme de X.

Au Moyen Age, la croix était également utilisée comme signature par les personnes ne sachant pas écrire. Après avoir signé, il fallait embrasser la croix devant témoins : une coutume qui avait valeur de serment solennel. Ainsi, de la croix, on passa au baiser...

La Saint-Valentin dans le monde

» En Europe :

La plupart des rites et cérémonies associés à la Saint-Valentin ayant disparu, cette fête est aujourd'hui essentiellement commerciale. Cette uniformisation n'empêche pas quelques traditions folkloriques de subsister. En Allemagne, on commémore le Saint Valentin de Réthie protecteur des épileptiques. En Italie, on s'offre des chocolats enrobés dans un message d'amour, appelés les "Baci Perugini".En Autriche, les amoureux défilent dans les rues à l'occasion de la Sankt Valentin tandis qu'en France, le petit village de Saint-Valentin (Indre) a instauré la fête nationale des Amoureux.

» En Chine :

La Saint-Valentin "commerciale", fêtée, comme dans le reste du monde le 14 février, est arrivée en Chine dans les années 1980. Mais il existe également une fête traditionnelle commémorée le septième jour du septième mois lunaire du calendrier chinois (jour du double sept). Selon la légende, une fée aurait un jour épousé un mortel, malgré le désaccord de sa mère. Cette dernière l'obligea à regagner le ciel et sépara les amoureux par une rivière infinie, la Voie Lactée. Touchées par la sincérité de leur amour, des pies décidèrent de former une fois par an un pont à travers la Voie lactée afin que les deux jeunes gens puissent se rencontrer.

» Au Japon :

Le jour de la Saint-Valentin, les japonaises offrent des chocolats aux hommes qu'elles aiment. Cette pratique s'est étendue au monde professionnel : aujourd'hui, elles doivent également en offrir à tous leurs collègues masculin (on parle d'ailleurs de "Giri Choco" ou chocolats d'obligation). Mais le Japon célèbre également la même fête que la Chine, en juillet ou en août, selon le calendrier lunaire. La fête des étoiles ou "Tanabata" célèbre la rencontre de Orihime (Véga) et Hikoboshi (Altaïr). On suspend alors des bambous décorés de grosses lanternes et de flammes de papier au dessus des rues.

 

 

 

Quelques coutumes de la Saint Valentin

Un oiseau pour un mari

La principale coutume de la saint Valentin est celle liée au futur mari : " un oiseau pour un mair". Autrefois la Saint Valentin était l'occasion pour les jeunes filles de tenter de deviner quel mari leur était destiné. Voir le jour de la saint Valentin un moineau était le signe d'un mariage heureux avec un homme peu fortuné, un rouge-gorge indiquait le mariage avec un marin, et voir un chardonneret présageait un mariage heureux avec un homme riche. Bien entendu rien n'a encore été prouvé quant à la méthode.

Pour que cette prédiction ait un sens on doit se promener dans un lieu où se trouvent les 3 oiseaux. En ville les moineaux sont fréquents, mais pour les chardonnerets il faut trouver un parc, une forêt ... un petit coin de campagne.

La saudée en Lorraine

La saudée est une tradition lorraine ancienne. Le 14 février les jeunes hommes inscrivaient sur une liste le nom de l'élue de leur coeur qu'ils choisissaient comme Valentine. Ils offraient des petits cadeaux à leur Valentine pendant une année entière. Lorsqu'une jeune fille était choisie par plusieurs garçons, ces derniers devaient plaider leur cause devant un "tribunal", le vainqueur pouvait alors offrir des cadeaux à sa Valentine.

Le mouchoir

Autrefois les occasions d'intimité entre les jeunes filles et les jeunes hommes étaient peu fréquentes. Comme il n'était pas toujours facile aux jeunes filles de faire comprendre leurs sentiments à l'élu de leur coeur elles avaient pris l'habitude de faire tomber un mouchoir aux pieds de leur futur Valentin afin d'attirer son attention.

Le X pour le baiser

A l'époque où peu de gens savaient écrire, le X tenait lieu de signature. Il ne s'agit pas d'une simple croix en bas d'un document, mais d'un serment sur la croix de Jésus-Christ. Cette croix avait la valeur d'un baiser sur la croix. Peu à peu l'habitude a été prise de signer les cartes et mots de saint Valentin d'une croix pour symboliser un baiser.

Les cadeaux de la Saint Valentin

Peu à peu un certain rituel c'est instauré le jour de la Saint Valentin. Les amoureux ont pris l'habitude de s'échanger des messages tendre, des petits cadeaux et de partager un repas en amoureux !

Les cadeaux de Saint Valentin traditionnels sont les cartes, les mots tendres, les chocolats et les fleurs, mais tous les cadeaux sont permis le jour de la fête des amoureux !

 

Quelques symboles de la Saint Valentin

Le Cupidon représente le dieu de l'amour dans la Rome antique. Cupidon est représenté sous la forme d'un jeune enfant de 7 ans environ ailé peu vêtu, qui porte un arc et une flèche. La légende veut que toute personne touchée par l'une de ses flèches tombe follement amoureuse de la première personne qu'elle rencontre.

Le Cupidon symbolise le coup de foudre amoureux.

Cupidon et Psyché illustre le couple amoureux de la Saint Valentin. Selon la légende Cupidon tomba amoureux d'une simple mortelle Psyché qui était d'une grande beauté. Cupidon voulu l'épouser, mais sa mère Vénus s'y opposa et soumit Psyché à de nombreuses épreuves. Cupidon plaida sa cause auprès de Jupiter qui donna l'ordre à Mercure d'enlever Psyché pour la conduire à Olympe. Psyché but l'ambroisie, le nectar des dieux, devint immortelle et pu enfin épouser Cupidon.

 

Le coeur

Le coeur est le grand symbole de la saint Valentin. Offrir un coeur c'est offrir son coeur.

 

Le rouge et le blanc

Le rouge et le blanc sont les deux couleurs de la Saint Valentin.

Le blanc symbolise la pureté des sentiments et de l'amour alors que le rouge est la couleur de la passion, du dévouement et de la loyauté.

 

Les fleurs pour le message symbolique

Depuis toujours les fleurs sont porteuses d'un message secret. Elles s'accordent parfaitement avec l'esprit de la fête des amoureux et l'habitude d'échanger en secret des messages d'amour.

La fleur reine de la saint Valentin est la rose :

   Rose blanche : Virginité, Pureté, Amour platonique

   Rose en bouton : Amour naissant

   Rose jaune : Amour déclinant, Infidélité, Jalousie, Amitié

   Rose rose : Peur, Serment d'amour

   Rose rouge : Amour ardent, Passion

Mais d'autres fleurs peuvent aussi être porteuses d'un message d'amour ou d'amitié :

   Acacia : Amour platonique, Désir de plaire

   Agérate : Confiance

   Amarante : Amour durable, Immortalité

   Anémone : Persévérance, Affection, Confiance

   Anis : Promesse

   Aster : Amour confiant

   Azalée : Joie d'aimer

   Bleuet : Amour timide, Timidité

   Camomille : Affection

   Chèvrefeuille : Amour secret, Liens

   Fleur de la passion : Fidélité

   Géranium : Sentiment d'amour

   Glycine : Tendresse

   Gueule de loup : Désirs

   Iris : Amour et tendresse

   Jacinthe : Bonheur profond

   Jasmin : Bonheur, Sensualité, Volupté

   Lavande : Tendresse respectueuse, Vertu

   Lilas blanc : Amour prometteur

   Lilas mauve : Amitié

   Lys : Sentiments purs

   Myosotis: Amour véritable, Souvenir fidèle

   Oeillet de poète : Admiration

   Orchidée : Amour raffiné et mystérieux

   Pâquerette : Affection

   Tulipe rouge : Déclaration d'amour

   Véronique : Fidélité

   Violette : Amour caché, Innocence, Modestie

   Volubilis : Amitié dévouée

 

Le chocolat

Le chocolat est un symbole de la saint Valentin pour sa volupté et pour le plaisir des papilles partagé

Le stress au travail

Le stress est un problème de santé de plus en plus préoccupant dans le monde du travail. Selon la dernière enquête européenne sur les conditions de travail (2005), c’est la deuxième cause de problème de santé au travail. 21% des travailleurs belges se disent touchés par le stress  et en2002, l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail estimait à plus de 20 milliards d’euros les dépenses engendrées par le temps perdu et les frais médicaux liés au stress.

A l’heure actuelle, les contraintes de productivité et d’innovation que s’imposent les entreprises pour  accroitre leur compétitivité  semblent  être à l’origine  de la pression constante  sur les travailleurs.

Le stress est présent dans toutes les catégories professionnelles. Employés, ouvriers, cadres, managers, etc. Personne n’est épargné, même si la façon dont le stress s’exprime peut varier d’un poste à l’autre (conséquences psychologiques, accidents et maladies professionnelles).  Les sources de stress au travail se trouvent dans tous les aspects de la vie professionnelle et ont de plus en plus souvent une origine psychologique plutôt que physique.

Le «  mauvais stress » apparait lorsque nous ne pouvons ni fuir ni réagir face à l’élément menaçant. Dans ce cas, l’organisme doit mobiliser plus longtemps le système orthosympathique pour se préparer à réagir au stress mais cela n’est pas possible indéfiniment. Pour permettre au corps de  résister, dans la durée, à l’épreuve stressante, les deux réactions physiologiques se combinent. A la réaction d’alerte, permettant de réagir au stress, s’ajoute la réaction de détente qui atténue l’effet de la situation stressante. Si cela permet au corps de calmer les choses, à long terme l’organisme  gère difficilement la juxtaposition des deux phénomènes. Cette réaction, appelée syndrome d’inhibition, est très énergivore car elle puisse dans les ressources de l’organisme  et  « consume  l’individu  de  l’intérieur ».  S’en  suivent  des  problèmes  liés  à  la production de cholestérol (hypertension…) qui entrainent, à terme, ulcère, maladie cardio- vasculaire, hémorragie cérébrale, suicide, accident de voiture, fatigue psychologique etc.

En somme, une situation de stress que nous ne pouvons pas résoudre rapidement et qui engendre une superposition des réactions d’alerte et de détente est une réaction normale et adaptée de notre organisme et n’est pas automatiquement problématique. Ce n’est que lorsque nous  sommes  en  présence  de  « stress  chronique »,  récurrent,  qui  maintient  constammentl’organisme en surrégime, que les effets sont délétères.Les souffrances physiques engendrées par le stress vont progressivement détruire l’individu de l’intérieur et peuvent être la source d’une importante souffrance mentale. Ces répercutions mentales auront tendance à contaminer la vie familiale et sociale de l’individu. Le stress pourrait, par exemple, engendrer de la fatigue, des insomnies, de l’irritabilité, de la dépression etc., qui pourraient altérer les relations de la personne stressée avec son entourage.

Plusieurs facteurs sont à l’origine du stress au travail et agissent en faveur d’une augmentation ou d’une réduction de la réaction de stress. Nous pouvons identifier deux types de facteurs : les facteurs environnementaux et les facteurs individuels.

Les variables liées à l’environnement de travail (au contexte) sont : l’organisation du travail, les relations de travail (clarté dans la hiérarchie, exigences, agressivité, mauvaise communication, conflits…) la nature des tâches (complexité, monotonie, répétitivité, variabilité, technicité, rapidité…), la charge de travail, l’environnement physique (lumière, bruit, chaleur, position de travail, espace…), l’environnement socio-économique de l’entreprise (pression liées à la situation de concurrence, à la productivité, à l’innovation…). C’est un changement affectant l’un de ces facteurs (ou plusieurs facteurs en même temps) qui va engendrer la modification de l’environnement et générer la réaction de stress.

La capacité à faire face au stress varie donc d’un individu à l’autre. Les variables qui interviennent dans  cette  capacité  individuelle  sont :  la  personnalité,  l’état  de  santé,  les  besoins  (buts, aspirations…), l’éducation, les valeurs. Ce sont ces variables qui vont permettre à l’individu de gérer plus ou moins bien la réaction de stress.

En effet, c’est notre état mental qui détermine notre perception du stress. Chaque individu se construit sa propre intelligibilité du monde en fonction de ce qui fait sens pour lui. Elle est influencée par l’éducation qu’il a reçue, son origine sociale, culturelle, économique, son caractère… Cette appréhension du monde varie donc d’une personne à l’autre et dote chacun d’une capacité variable et inégale à décoder et à faire face au stress.

Du point de vue organisationnel, il faut repenser l'organisation du travail. Cela signifie que, d’une part, il est nécessaire de prendre en compte tous les facteurs environnementaux comme, par exemple, un poste de travail agréable, bien éclairé, réduire au maximum les désagréments liés au bruit etc. D’autre part, il faut aussi analyser l’adéquation entre la charge de travail et les délais, le débit etc.

 Au niveau du management, il est impératif de prendre en compte la dimension humaine. Les travailleurs ne sont pas des pions que l’on déplace au gré des contrats conclus par l’entreprise. Et l’entreprise n’est pas seulement une question de stratégie. Il faut, par exemple, avertir les travailleurs suffisamment à temps lors de changements,  valoriser le travail effectué par le personnel et ne pas pointer que les aspects négatifs du travail, donner de l’autonomie, un sens au travail etc.

 Au niveau de l’entreprise (niveau management, organisation et environnement de travail), il existe de nombreuses méthodes d’analyse des risques. Certaines sont limitées à l’analyse d’un seul facteur de risque tandis que d’autres analysent ces risques de façon plus globale. C’est le cas de la stratégie SOBANE prônée par les pouvoir fédéraux belges. Elle permet aux entreprises (même aux plus petites) d’analyser leur gestion des risques au travail de façon autonome et consiste surtout en une démarche participative avec les travailleurs. Cette stratégie a pour particularité d’agir sur les principales sources de stress y compris sur l’aspect psychosocial –le plus générateur de stress à long terme-, qui est plus délicat à aborder et donc souvent laissé pour compte dans les entreprises.

 Le troisième niveau de prévention du stress au travail est celui de  l’individu. Chacun doit apprendre à gérer individuellement son stress. C’est le niveau le plus subjectif car les efforts seront plus ou moins importants en fonction de la situation personnelle du travailleur.

A un niveau de stress déjà important, certains médicaments peuvent agir sur quelques symptômes du stress comme par exemple l’angoisse et les insomnies mais ils entrainent parfois une dépendance. Avant de recourir à ces solutions, il est nécessaire d’agir plus en profondeur et de traiter les causes du stress.

l’individu doit prendre conscience de ce qui est source de stress pour lui- même ce qui lui évitera d’être surpris par certaines situations et d’être facilement submergé par le stress. Il faut « repérer les croyances et les pensées qui favorisent le stress chronique »21, se détendre, se mettre des limites et accepter qu’elles soient différentes de celles des autres (ne pas vouloir tout assumer et accepter qu’on ne peut pas tout assumer, demander à être  déchargé d’une part des tâches qui génèrent du stress…).

Se sentir bien dans son corps est aussi un élément essentiel pour pouvoir gérer son stress. Ce bien-être  passe par une alimentation équilibrée, un bon sommeil

19.12.2011

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31.10.2011

C'est ce que révèlent les chiffres diffusés par l'ONEm

La Belgique comptait en septembre 419.630 chômeurs indemnisés, soit 7.991 ou 1,9% de moins qu'en août et 9.060 ou 2,1% de moins qu'en septembre de l'année passée. La diminution enregistrée en un an est moins prononcée que pour les mois précédents, selon l'ONEm, mais elle renforce toutefois la baisse progressive constatée depuis le deuxième semestre de l'année dernière.

Sur base annuelle, la diminution de nombre de chômeurs est de 3,6% en Flandre et de 2,1% en Wallonie. A Bruxelles, on remarque par contre une hausse de 0,9%. En septembre, il y a eu une baisse sur base annuelle de 4,8% du nombre de chômeurs indemnisés de moins de 25 ans. Le nombre de chômeurs dans la tranche des 50-55 ans a diminué de 4,5%, tandis que chez les 55-59 ans, il a augmenté de 5,8%. Le chômage a grimpé de 22,2% chez les 60 ans et plus.

Le groupe de chômeurs de très longue durée (deux ans et plus) a crû de 0,7%. Le nombre de chômeurs temporaires a lui augmenté de 4% en un an, mais le nombre de jours de chômage a cependant diminué (-1,7%).

Chômage : la Belgique en deçà de la moyenne européenne malgré une diminution de 9000 chômeurs

En septembre, la Belgique dénombrait 419.630 chômeurs indemnisés, soit 1,9% de moins qu’en août et 2,1% de moins qu’en septembre de l’année dernière. Selon l’ONEm, la diminution est moins marquée mais elle confirme cependant la chute progressive observée depuis le deuxième semestre de l’année passée.

Le chômage chute à 3,6% en Flandre et à 2,1% en Wallonie. En ce qui concerne Bruxelles, on observe une hausse de 0,9%. Cependant, le taux d’emploi des 55 à 64 ans ainsi que des femmes demeure relativement bas et ce malgré des progrès récents. Environ 38,6% des personnes âgées de 55 à 64 ans sont au travail. En ce qui concerne les femmes entre 20 et 64 ans, on atteint un taux de 61,5% et pour les hommes, de 73,1%.

Le taux d’emploi reste ainsi sous la moyenne européenne. Par contre, des pays comme la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Danemark ont déjà atteint l’objectif européen de 2020 en matière d’emploi fixé à 75%.

Pourquoi ne parvient-on plus à résorber le chômage dans nos économies?

Aux Etats Unis, le taux de chômage est fixé à 9,1%. Les politiques de relance de Barack Obama semblent vouées à l’échec, et l’économie ne créée pas suffisamment d’emplois pour couvrir l’accroissement naturel de la population. Mais selon James Crabtree, il y a une explication : la technologie, qui a longtemps permis la création d’emplois, en détruit aujourd’hui plus qu’elle n’en génère, et bien que les entreprises engrangent des bénéfices et investissent toujours en équipement, elles ne recrutent plus.

Deux économistes du Massachussetts Institute of Technology (MIT), Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, rappellent que nos économies sont basées sur deux postulats : d’abord, que la croissance va créer des emplois, ensuite que la hausse de la productivité générera des augmentations de salaires. Mais pour ces auteurs, ces deux lois ne s’appliquent plus, car une troisième ne se vérifie plus non plus : que la technologie créée au moins autant d’emplois qu’elle n’en détruit. De nos jours, les machines sont de plus en plus capables de remplacer les humains, même sur des travaux à haute valeur ajoutée. Les ordinateurs savent désormais jouer aux échecs, mais aussi traduire et reconnaitre le langage. Ce sont les technologies de reconnaissance (pattern recognition) en particulier, sur lesquelles est basé Siri, l’outil de reconnaissance vocale de l’iPhone 4S, qui pourraient être les plus dommageables pour l’emploi, car elles vont accélérer les processus d’automatisation. Les ordinateurs vont bientôt mieux conduire que les humains, comme Google l’a récemment démontré avec sa Toyota Prius sans conducteur. Les chauffeurs de taxi et chauffeurs routiers devraient commencer à s’inquiéter, mais ils ne sont pas les seuls : les professionnels de la médecine, les avocats et les comptables sont eux aussi menacés. Et avec le temps, de moins en moins d’emplois seront protégés de cette menace.

L’ouvrage de James Crabtree sous-estime probablement l’influence de la mondialisation, et l’émergence de la Chine en tant qu'acteur majeur sur le plan international. Les chaînes d’approvisionnement ont été transformées, la pression concurrentielle s’est renforcée sur les entreprises occidentales, et des milliers d’emplois ont été délocalisés. Mais la conclusion des auteurs, selon laquelle les institutions et les politiques ne sont pas aussi rapides que les avancées technologiques qui détruisent aujourd’hui les emplois, est probablement juste.

Cette conclusion soulève le problème de la répartition équitable des bénéfices générés sans contrepartie salariale par les machines, et qui ne contribuent plus à être redistribués sous forme de salaires. Peut-être une partie de ces gains devrait-elle être utilisée pour compenser les pertes d’emplois, et être réutilisée à l’éducation des travailleurs. Si ce n’est pas le cas, la marche des machines nous dépassera bien plus tôt que nous le pensons

Accord sur le budget wallon

Les ministres de la Région wallonne et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont bouclé vendredi, peu avant 8h, le budget 2012 des deux entités à l'issue d'un jour entier de discussions à Namur. Peu d'informations ont encore filtré sur ces longs travaux qui ont commencé jeudi matin. Les différents ministres devaient trouver 300 millions d'euros pour boucler le budget des deux entités.

Depuis mi-2009, les deux gouvernements ont réalisé près d'un milliard d'économies en vue de retrouver l'équilibre budgétaire en 2015. Chaque année qui passe rend donc les discussions un peu plus difficiles, ce qui explique la longueur des discussions.

Les quelques informations qui ont filtré faisaient état d'une augmentation sensible de la taxe sur les automates. Elle visera plus particulièrement les appareils automatiques des banques. Une façon de faire contribuer le secteur bancaire au budget d'une Région wallonne qui à l'instar du niveau fédéral et deux autres Régions a participé au sauvetage des banques, en particulier Dexia et Ethias, et en a subi les conséquences budgétaires. Les règles relatives aux écoboni et ecomali, qui doivent inciter à l'acquisition de véhicules plus propres, seraient également revues, a-t-on appris sans obtenir d'autres précisions.

Une taxe sur l'épuration des eaux, dont l'effet se fera surtout sentir dans les autres Régions, a également été évoquée.

Quant à l'offre des TEC, elle est maintenue. Ces dernières semaines, la presse avait fait état de suppression de certaines lignes.

Le taux d'emploi belge reste sous la moyenne européenne

Au cours du premier semestre 2011, le taux d'emploi des personnes âgées de 20 à 64 ans atteignait 67,3 pc en Belgique, un niveau identique à celui de l'an passé mais sous la moyenne européenne, qui atteint 68,5 pc, selon les chiffres publiés par le SPF Economie. En 2009, le taux d'emploi était de 67,1 pc. Il avait progressé l'année suivante pour se fixer à 67,6 pc avant d'atteindre 67,3 pc au premier semestre 2011.

Les taux d'emploi des travailleurs de 55 à 64 ans et des femmes restent particulièrement bas, malgré de récents progrès. Ainsi, seules 38,6 pc des personnes âgées de 55 à 64 ans sont au travail, ce qui constitue une progression d'1,6 point de pc par rapport à l'année précédente. Par ailleurs, le taux d'emploi des femmes entre 20 et 64 ans est limité à 61,5 pc, contre 73,1 pc pour les hommes.

Les différences régionales se font également sentir, la Flandre ayant un taux d'emploi de 71,8 pc, devant la Wallonie (62,2 pc) et Bruxelles (58,6 pc). L'objectif européen pour 2020 - fixé à un taux d'emploi de 75 pc - a déjà été atteint par la Suède, les Pays-Bas, l'Allemagne et le Danemark, selon des chiffres d'Eurostat.

Zone euro: vers une taxe sur les transactions financières

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble estime que les 17 pays de la zone euro pourraient instaurer une taxe sur les transactions financières, même si d'autres Etats de l'Union européenne y sont opposés, dans un entretien publié lundi par le Financial Times.

La zone euro pourrait servir de test à l'efficacité d'une telle taxe et ainsi convaincre le Royaume-Uni de s'y rallier, selon M. Schäuble qui espère un accord sur le sujet à l'occasion du sommet du G20, jeudi et vendredi à Cannes. Les Etats-Unis et le Canada, mais aussi la Chine et la Russie sont opposés à une telle taxe, nouvelle mouture de la "taxe Tobin" défendue depuis des années par les associations de lutte contre la pauvreté, et que Paris et Berlin appellent désormais de leurs voeux.

Les Européens ont convenu de mettre en oeuvre cette taxe en Europe et la Commission européenne doit faire des propositions en ce sens prochainement. Mais au sein de l'Union européenne plusieurs pays y sont opposés, comme le Royaume-Uni qui craint pour sa place financière de Londres et la Suède.

21.11.2010

En 2011 ?

Les syndicats ne sont pas franchement en position de force. L’essentiel de la négociation porte sur les salaires. Or l’écart salarial avec les pays limitrophes s’est encore aggravé. Mais les syndicats ont d’autres arguments à faire valoir.

Les syndicats ne sont pas franchement en position de force. L’essentiel de la négociation porte sur les salaires. Or l’écart salarial avec les pays limitrophes s’est encore aggravé. Mais les syndicats ont d’autres arguments à faire valoir. Ils feront valoir que le soutien du pouvoir d’achat est aussi bon pour l’économie. Et que la compétitivité des entreprises ne dépend pas seulement du coût salarial, mais aussi de la formation des travailleurs et à l’investissement en recherche.

1Les revenus. Les syndicats savent que la marge pour des hausses de salaires sera extrêmement ténue. Une chose est sûre : ils n’accepteront jamais une remise en cause de l’indexation automatique des salaires. "C’est non négociable", glisse un ténor syndical. Les représentants des travailleurs disent vouloir se battre pour relever le salaire minimum, et singulièrement celui des jeunes travailleurs qui est plus bas que celui de leurs aînés. Ils veulent aussi de nouvelles mesures pour combler l’écart salarial entre les hommes et les femmes.

2La liaison des allocations au bien-être. Dans son baromètre socio-économique présenté ce lundi à la presse, la FGTB indique que les allocations sociales belges sont parmi les plus faibles, quand on les compare avec les revenus qu’elles sont censées remplacées. En principe, certaines de ces allocations doivent être revalorisées. Mais aucun accord n’a pu intervenir à ce sujet. On suppose que le sujet sera abordé au cours de la négociation.

3L’emploi. Les syndicats veulent des mesures pour réduire le chômage, singulièrement celui des jeunes. Ils devraient plaider pour une intensification des efforts de formation en faveur des travailleurs - une intensification qu’ils pourraient échanger contre une forme de modération salariale. Ils vont aussi pousser pour contraindre les entreprises à prévoir plus systématiquement de remplacer le travailleur qui prend un crédit-temps.

4La qualité du travail. C’est un thème syndical récurrent. Les organisations syndicales estiment que le travail des aînés devrait pouvoir être allégé.

5Le statut ouvrier-employé. C’est le nouveau BHV de la concertation sociale. Les syndicats veulent aligner le statut social des ouvriers sur celui des employés, plus favorable. Les patrons veulent le contraire.

 

Dans chaque camp, on a aiguisé les armes. Et dresser la liste des avancées que l’on compte bien forger. Les détails sont gardés au secret. On ne dévoile pas son arsenal avant de mener le combat. Mais les grands thèmes, on les connaît. Ils sont assez récurrents d’ailleurs. Voici ceux qui seront portés par les employeurs.

1La modération salariale . Comme le confirmera sans doute le Conseil central de l’économie ce mardi, les salaires belges ont évolué plus rapidement que le salaire moyen des trois pays voisins. Les patrons disent que cette situation handicape les entreprises belges sur les marchés à l’exportation. Ils ne demanderont sans doute pas la suppression de l’indexation automatique des salaires. Mais ils pourraient exiger de retirer de l’index certains produits. Ils devraient aussi revenir avec le concept de hausses salariales "all in" - c’est-à-dire des mécanismes, négociés secteur par secteur, qui limite l’indexation automatique des salaires si elle se révèle plus importante que prévu.

2Les mesures anti-crise. Voilà un sujet dont les partenaires sociaux devront bien parler : le maintien ou non des mesures anti-crise adoptées il y a un an et demi et prolongées jusqu’en décembre. Les employeurs sont plutôt en faveur de leur reconduction, singulièrement celle autorisant le chômage économique pour les employés. Mais là, c’est typiquement le genre de sujets qui ne peut être mis en œuvre que par un gouvernement normalement constitué. Et ce n’est pas le cas.

3La flexibilité. C’est un autre classique. Les employeurs veulent pouvoir ajuster plus souplement la main-d’œuvre au volume d’activité de leur entreprise. Cela passe par un recours autorisé aux heures supplémentaires plus important et moins dépendant des délégations syndicales, un assouplissement du travail étudiant, une extension du travail intérimaire, etc.

4Les congés thématiques. Crédit-temps, congé parental, congé de maternité, etc. Les employeurs jugent que les possibilités, pour un salarié, de lever le pied deviennent trop nombreuses.

Les salaires-STAT

Le Belge gagne en moyenne 3.004 euros bruts par mois

BELGA

 

Le Belge gagne en moyenne 3.004 euros bruts par mois, selon une enquête du site d'offres d'emploi Références.be et de la K.U Leuven, menée auprès de 63.193 individus. Ce montant est supérieur de 100 euros par rapport à la précédente Enquête des salaires (2008). Selon l'enquête, les salaires ont peu évolué en deux ans à l'exception des profils très recherchés comme les ingénieurs civils ou industriels.


Le diplôme reste un gage pour l'obtention d'un meilleur salaire. Ainsi, un jeune universitaire peut commencer sa carrière avec 2.348 euros en moyenne. Un universitaire dispose en moyenne d'une rémunération 50% plus élevée qu'un travailleur sans diplôme. Plus le diplôme est spécialisé plus la rémunération sera élevée.Enfin, c'est toujours Bruxelles qui offre les plus hauts salaires. La province de Luxembourg est celle où les salaires sont les moins élevés du pays.

26.09.2010

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victor vandaule 2.jpgVictor Vandaule

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01.08.2010

Résultat en hausse de 1,5% pour les soldes d'été

(Belga) Les soldes d'été ont enregistré un résultat légèrement positif en 2010. Le chiffre d'affaires des magasins de vêtements et de chaussures interrogés par le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) a progressé de 1,5% par rapport à l'an dernier. Les deux premières semaines de soldes ont connu moins de succès que les deux dernières, vraisemblablement à cause de la chaleur, indique samedi le SNI dans un communiqué.

"Le bilan est légèrement positif", estime la présidente du SNI, Christine Mattheeuws. "Sans les fortes chaleurs du début du mois de juillet, les résultats auraient pu être encore meilleurs. Les ventes ont bien démarré dès que les températures sont devenues plus supportables." Il est également apparu que durant les dernières semaines de soldes, 20% des commerçants ont vendu à perte pour liquider au maximum leurs stocks. Le SNI a interrogé 262 magasins de chaussures et de vêtements par téléphone pour cette enquête.

Carrefour: la liste des magasins qui disparaîtront au plus tard samedi

Belga) Samedi, seize magasins de l'enseigne Carrefour auront fermé leurs portes. La majorité de ces magasins qui se trouvent en Flandre cesseront leurs activités tandis que cinq d'entre-eux seront franchisés. Trois supermarchés (deux à Anvers et un autre à Genk) disparaîtront déjà jeudi soir par manque de marchandises. Ces fermetures s'accompagnent de la perte de 1.092 emplois. Carrefour: la liste des magasins qui disparaîtront au plus tard samedi Après Anvers Gitschotellei, Anvers Linkeroever et Genk-centre jeudi, ce sont les hypermarchés d'Eupen, Jumet, Kuurne, Leeuw-Saint-Pierre, Malines-nord, Middelkerke, Renaix et Zwijnaarde qui seront fermés samedi à 17h00 ainsi que les supermarchés de Courtrai Walle, Maaseik et Maasmechelen. Les Carrefour GB de Maaseik, Maasmechelen, Courtrai Walle et Gand Groene Vallei, seront exploités sous statut d'indépendant dès le lundi 3 août. En Wallonie, l'hypermarché de Casteau, près de Mons, sera lui aussi transformé en supermarché franchisé. Toujours dans le sud du pays, les hypermarchés de Mouscron et Waterloo-centre, initialement menacés par le plan de sauvetage de Carrefour seront transformés en supermarchés. Par ailleurs, sept supermarchés situés en Flandre sont devenus aussi des franchisés. Enfin, 16 supermarchés seront progressivement cédés à Mestdagh (881 emplois concernés) normalement d'ici octobre.

Le mal-être n’est pas une maladie

Un petit coup de blues, une fatigue quelque peu inhabituelle, un manque d’énergie, une tristesse anormale mais passagère et voilà que l’on se dit, un peu vite, déprimé, dépressif.

Or, la dépression est "une véritable maladie.

Très souvent, oui. La plupart du temps, on appelle "dépression" des états qui ne sont pas des états de maladie.

Comme des gens qui disent "j’ai la grippe" alors qu’ils ont un rhume. On ne confond pas un cancer et une tumeur bénigne. De plus, pour ne pas prononcer certains "mots graves" en psychiatrie, on a trop souvent recours à ce terme à mauvais escient.

Le problème de l’absence de définition claire et repérable de ce qu’était véritablement la dépression conduisait à des excès vraiment dramatiques dans la mesure où la question devenait plus une question idéologique que véritablement médicale; des gens étaient pour ou contre les antidépresseurs; or, il n’y a pas de gens qui sont pour ou contre les médicaments anticancéreux.

Il existait des données scientifiques et que, si l’on voulait retrouver un fil conducteur, il fallait distinguer initialement ce qui relevait d’une maladie, en l’occurrence la dépression, et de ce qui relevait de ce que l’on a appelé les troubles d’adaptation, au milieu desquels il peut exister des symptômes dépressifs mais aussi des symptômes anxieux ou de fatigue, notamment. A défaut de distinguer ces deux situations, on pouvait, en effet, absolument tout dire.

Si on schématise, dans le trouble de l’adaptation, le sujet peut être fatigué, anxieux, avoir des idées tristes mais il garde une certaine vitalité. C’est souple, adaptable Cela répond à l’environnement; cela peut s’améliorer deux jours, c’est sensible au soutien psychologique, à l’aide de l’environnement. Très réactif aussi; l’élan vital est maintenu. Il peut y avoir du plaisir. En revanche, quand on se trouve dans la maladie, l’élan vital, le plaisir, l’anticipation positive tout cela est une phase de lutte. On peut passer d’un état de troubles d’adaptation à un état de dépression où cette phase adaptative est mise en échec. Si le sujet qui se bat au bout d’un moment ne trouve pas de solution, il va secondairement basculer dans la dépression. La durée des symptômes est également un signe. Quand ils perdurent au-delà de deux ou trois semaines, ils traduisent plus que probablement la maladie.

Un des pièges de la dépression est précisément le fait que le sujet ignore le trouble. Les vrais patients déprimés ne font pas le lien. Les trois quarts du temps, les patients qui viennent consulter se disant déprimés ne sont pas "des vrais" déprimés. Ce sont des personnes qui se trouvent dans la phase de difficulté d’adaptation; ils se sentent un peu tristes et découragés. Le patient qui est vraiment malade, bien souvent, il ne vient pas consulter. Il se sent différent d’avant mais il n’analyse pas et surtout, il ne fait pas le lien entre l’état dans lequel il est et le mot de dépression. Comme son cerveau ne traite pas bien les données, il n’est pas capable de faire le lien. Parfois, il est presque indifférent à ce qui lui arrive.

Il faut aller chercher l’information. Si vous lui demandez : "vous mangez comme d’habitude ?", il peut rapidement vous dire "oui" et effectivement manger autant que d’habitude. Si vous lui demandez s’il a autant de plaisir que d’habitude à manger, il va peut-être répondre "non, je mange de façon automatique". C’est donc très subtil. Il va falloir reconstituer le tout, une perte de plaisir, un ralentissement Cela dit, dans une consultation, quelqu’un peut faire totalement illusion.

Les troubles du sommeil sont assez caractéristiques, avec essentiellement des réveils précoces. Souvent, les gens s’endorment le soir assez tôt, épuisés, soulagés d’avoir été au bout de leur journée. Puis, ils se réveillent vers 4 heures du matin avec une énorme angoisse. La perte de l’appétit alimentaire est également un symptôme typique de la dépression, et donc aussi l’amaigrissement. Mais aussi la perte de l’appétit sexuel, la frilosité, entre autres signes physiques. Il y a aussi le ralentissement psychomoteur; le fait que des activités qui, normalement, se font de façon très fluide, demandent un effort considérable. Toutes les activités de choix, de décision, au lieu d’être faites avec une petite dépense d’énergie, demandent des gratte-ciel d’énergie. Donc, le sujet s’épuise parce que tout est devenu plus compliqué que d’habitude. Et non seulement, c’est plus compliqué, mais c’est aussi fait sans plaisir, sans but, puisque l’on se dit que tout cela ne va servir à rien Les gens déprimés sont convaincus qu’il n’y a rien à faire, c’est une des difficultés pour les amener à consulter. Le patient déprimé ne voit pas que ce n’est pas de la vie dont il s’agit mais de la façon dont il l’intègre, la perçoit. Cela dit, il ne faut pas porter de diagnostic pour le patient déprimé. Pour l’entourage, il ne s’agit pas de lui dire : "tu es déprimé mais tu ne le vois pas." Il faut dire : "tu as changé, tu n’es pas comme d’habitude et cela traduit quelque chose, va voir ton médecin sans "psychologiser", il y a peut-être quelque chose qui ne va pas." Car la personne déprimée n’a pas envie d’être stigmatisée.

 

La première carte de l’Univers

 

Le satellite Planck a livré sa première carte intégrale de l’univers. Fin 2012, cette carte étudiée et “nettoyée”, devrait livrer de nouveaux secrets sur la naissance de notre univers et le Big bang.

Le satellite européen Planck devrait nous offrir la photo la plus précise jamais vue de l’univers peu après le Big bang. Le 5 juillet dernier, l’ESA (Agence spatiale européenne) a dévoilé la première carte intégrale du ciel réalisée par Planck, placé sur une orbite à 1,5 million de kilomètres de la terre. Durant neuf mois, il a scanné systématiquement tout l’univers, dans le domaine des micro-ondes, avec un télescope refroidi tout près du zéro absolu, pour parvenir à dresser cette carte. Il entreprendra encore deux cartes semblables avant l’issue de sa mission, fin 2012. Par ces images, on espère voir tous les détails de l’univers, 380000 ans seulement après le Big bang. L’image que Planck doit offrir sera 50 fois plus précise que toutes les images semblables prises jusqu’ici, par les satellites américains Cobe et Wmap.

Cette première image (notre photo) est émouvante et superbe, même si elle doit encore être "nettoyée". En effet, la grande ligne centrale est la trace de notre galaxie (la Voix lactée) et les grands nuages filandreux qui semblent s’en échapper proviennent du gaz et des poussières du milieu interstellaire. Il faudra donc patiemment, de manière numérique, enlever ces images d’avant-plan, pour n’avoir plus que la photo du rayonnement fossile, qui est l’image exacte de l’univers après le Big bang. On pourra alors, comme jamais auparavant, analyser les "grumeaux" dans la soupe de l’univers à ses débuts. La résolution exceptionnelle du télescope de Planck, de l’ordre d’un cent millième, pour les différences dans les amplitudes des fluctuations, montreront même les très légères anisotropies de températures et de polarisation dans la "soupe initiale". Une vraie mine d’or pour les astrophysiciens et cosmologistes qui, en les étudiant, peuvent obtenir des informations capitales ou des preuves, sur la mystérieuse énergie noire qui remplit l’univers, sur la forme de l’univers, sur l’origine toujours mystérieuse de nos galaxies et sur l’inflation, ce phénomène extrêmement violent et bref des touts débuts de l’univers quand celui-ci a gonflé à une vitesse supérieure à celle de la lumière !

Encore un peu de patience donc avant de découvrir cela, sans doute en décembre 2012. Mais Planck a déjà démontré, en ce début juillet, que tous les espoirs mis en lui étaient justifiés et qu’il fonctionnait parfaitement.

Rappelons que le rayonnement de fond cosmologique, vestige de la première lumière échappée dans l’univers quelque 380000 ans après le big bang, peut dévoiler le passé et le destin de l’univers. Deux satellites, Cobe et puis Wmap, ont déjà pris la photo du monde tel qu’il était 380000 ans à peine après le Big bang. Planck doit le faire cette fois avec une résolution, une analyse des détails, 50 fois plus forte. Cette photo, c’est comme si un homme de 80 ans découvrait une image de lui, prise le jour même de sa naissance. Parmi les résultats les plus spectaculaires déduits de ces données, il y a l’âge de l’univers fixé dorénavant à 13,7 milliards d’années. Plus étonnante est sans doute la confirmation que toute la matière que l’on connaît (vous, moi, les maisons, les arbres, les étoiles, les galaxies) ne forme à peine que 4,4 % de la matière de l’univers. Il y a à côté de cela 22 % de matière noire dont on traque activement les traces et 73 % d’une mystérieuse énergie noire qui aurait la curieuse propriété d’être antigravitationnelle et d’être responsable de l’accélération de l’expansion de l’Univers qu’on a constatée. L’univers loin de s’essouffler dans son expansion infinie, semble accélérer le mouvement sous l’emprise de cette énergie noire.

Pour mieux comprendre ce portrait de l’univers, il faut partir de la théorie du Big bang, lancée il y a plus de 70 ans par le Belge Georges Lemaître et reprise par le physicien Gamov. L’univers serait né d’une singularité surgie du vide quantique. Dans les premières millisecondes, la température et la densité furent gigantesques. Les photons, les grains de lumière créés dans cette "soupe primitive", restaient piégés par la matière. Les photons étaient sans cesse repris par la matière. Mais 380 000 ans après le Big bang, la taille de l’univers était devenue telle que le monde devenait transparent et que brusquement, les photons pouvaient s’échapper de la matière. Ce "flash initial" est toujours visible aujourd’hui sous forme du "fond diffus cosmologique". Celui-ci est en quelque sorte l’empreinte de l’univers après le Big bang.

Ce rayonnement apparaît sous forme de micro-ondes, équivalentes à une température de 2,73 °K au-dessus du zéro absolu. Après la découverte par Hubble de la fuite des galaxies les unes par rapport aux autres (le décalage vers le rouge des raies d’émission), c’était une seconde preuve extraordinaire de la théorie du Big bang. Ces premières images du "flash initial" montraient une très grande homogénéité du rayonnement. Partout dans l’univers, on observait le même "bruit de fond". Comme si l’univers, à sa naissance, était parfaitement homogène, comme un cake gonflant à feu doux. Mais alors, comment expliquer que des galaxies se soient formées ? Comment expliquer que l’univers ne soit pas homogène mais furieusement hétérogène ?

Le satellite Cobe a repris des mesures plus précises et a vu que le rayonnement n’était pas homogène mais était marqué par de légères anisotropies : il y a des grumeaux dans la soupe initiale. Les images de Cobe et Wmap ont ainsi montré que les premières étoiles se seraient allumées déjà 200 millions d’années après le Big bang, soit bien plus tôt qu’on ne le croyait. En analysant les données de ces photos, les chercheurs ont d’abord pu démontrer que l’univers était plat. Il n’est pas recourbé. Le rayonnement qui nous parvient n’est pas déformé par une courbure. Le résultat n’était pas évident puisqu’un univers plat n’est qu’une solution très particulière des équations d’Einstein. Pour que l’univers soit plat déjà à 380000 ans, il a dû connaître dans les premières millisecondes de son existence, une formidable expansion, à une vitesse bien supérieure à celle de la lumière. Cette phase hyper rapide de croissance est appelée l’inflation. Et c’est elle, qui crée les irrégularités qu’on décèle, les hétérogénéités qui donneront naissance aux amas de galaxies et aux galaxies. Cobe et consorts posent de nouveaux mystères : que sont ces mystérieuses particules qui forment la matière noire ? Qu’est cette énergie noire responsable de l’expansion accélérée de l’univers ? La satellite Planck, en analysant plus en détails cette carte initiale du Big bang, peut aider à comprendre la croissance de cet enfant dont nous sommes issus.

Faible augmentation de l'emploi

L'activité économique s'est stabilisée au premier trimestre de l'année 2010.

L'activité économique a augmenté de 0,7% au deuxième trimestre 2010 par rapport au trimestre précédent. "Par rapport au trimestre correspondant de l'année précédente, le PIB a augmenté de 2,2%, après s'être accru de 1,6% un trimestre plus tôt", a précisé la BNB.

L'activité économique s'est stabilisée au premier trimestre de l'année 2010. Par rapport au trimestre correspondant de l'année précédente, le PIB a progressé de 1,6%, alors qu'il avait encore diminué de 0,1% au quatrième trimestre de 2009.Au premier trimestre, les exportations et importations ont augmenté par rapport au dernier trimestre 2009. La croissance des importations a été plus rapide (+1,6%) que celle des exportations (+0,9%), de sorte que la contribution du solde extérieur à la croissance du PIB a été négative. Enfin, durant les trois premiers mois de l'année, l'emploi a progressé de 0,3% par rapport au trimestre précédent.

03.07.2010

Les nouveautés du Parc de l'Eau d'Heure

Les lacs de l'Eau d'Heure fourmillent de projets

 

Composé de cinq lacs artificiels, le site des lacs de l'Eau d'Heure s'avère être un lieu idéal et exceptionnel pour la villégiature, la détente et la pratique sportive.

Pour optimaliser l'offre touristique, de nombreux aménagements y seront construits dont un parc acrobatique forestier.


Hébergements, équipements sportifs, récréatifs et de loisirs, établissements horeca, zones de délassement, les projets de développement économique et sportif et touristique du site ne manquent pas, tout en préservant son environnement naturel !

Les touristes et sportifs pourront prochainement bénéficier de quatre clubs nautiques (voile, plongée, jet ski et ski nautique), d'un centre équestre, d'un espace fun (location de kayak, planche à voile, voile…), de trois plages aménagées, d'une rampe d'accès pour le Crocodile rouge, d'un centre de séminaire, d'une aile balnéothérapie dans l'Aquacentre, d'une halle commerciale, d'une halle sportive en partenariat avec la Communauté française et l'Adeps, d'une école de golf en partenariat avec l'école de golf de Ragnies, d'une navette reliant les divers équipements, du bouclage du Ravel, d'un téléski à Féronval, d'un club de pêche au Ri Jaune, et d'un bike park. Côté hébergement, le site sera augmenté d'un nouveau village de vacances au Golden Lakes Village et d'un autre à la Clairière du Lac, de résidences apparthotel, d'une aire pour motor-homes. Côté restauration, outre les espaces horeca des quatre clubs, plusieurs établissements verront le jour dont une pizzeria, le Crocodile Café et le Belvédère dont la terrasse offrira une vue panoramique exceptionnelle sur le site.

Le Natura Parc de l'Eau d'Heure

Le nouveau parc acrobatique forestier comprend neuf parcours, protégés et sécurisés, situés de 2 à 25 mètres du sol qui proposeront divers degrés de difficulté dont certains accessibles dès 7 ans. Des tyroliennes géantes installées au-dessus du lac de la Plate Taille offriront des sensations fortes et une vue imprenable. La réalisation de ce nouvel espace de jeu sportif a été minutieusement construit par des spécialistes du milieu montagnard. L'an prochain, une tour de 35 mètres viendra compléter les parcours, elle offrira une vue unique ! Dès le 3 juillet, ouverture du Natura Parc ! Les amateurs d'accrobranche et de sensations fortes pourront s'aventurer sur les équipements.

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